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RDC-Chine : 19,2 milliards USD d’échanges en sept mois, Pékin veut élargir le partenariat au-delà des mines

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Les échanges commerciaux entre la République démocratique du Congo et la Chine ont dépassé 19,2 milliards de dollars américains entre janvier et juillet 2026, selon les chiffres communiqués mercredi par l’ambassadeur chinois en RDC, Zhao Bin. À la même période, la RDC aurait enregistré un excédent commercial de près de 10,6 milliards USD vis-à-vis de la Chine.

Ces chiffres ont été présentés lors d’une conférence de presse organisée à Kinshasa à l’occasion du 77e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. Pour Pékin, cette progression traduit le renforcement des relations économiques entre les deux pays, avec la volonté affichée d’élargir désormais la coopération à d’autres secteurs que les mines.

La Chine mise sur la diversification

L’ambassadeur Zhao Bin a cité plusieurs domaines appelés à prendre davantage de place dans les relations économiques avec Kinshasa : agriculture, transformation des minerais, infrastructures, santé, formation professionnelle, énergies propres, technologies de l’information et éducation intelligente.

La partie chinoise encourage également la RDC à augmenter ses exportations vers le marché chinois, notamment en profitant de la politique de suppression des droits de douane annoncée pour plusieurs pays africains.

Depuis le 1er mai 2026, selon l’ambassadeur, la Chine applique un tarif douanier nul à 53 pays africains entretenant des relations diplomatiques avec Pékin. La mesure vise notamment à faciliter l’accès de produits africains au marché chinois.

« Deux mois après, la valeur des importations chinoises en provenance d'Afrique a atteint 193,8 milliards de yuans, soit une hausse de 23,5 % sur un an. La Chine continue d'améliorer le "canal vert" destiné aux produits agricoles et alimentaires africains entrant sur le marché chinois, permettant ainsi un accès global au marché pour les piments séchés, les noix de cajou, les grains de café et les produits aquatiques sauvages d'origine africaine », a-t-il déclaré. 

Pékin dit vouloir améliorer les mécanismes permettant l’entrée de produits agricoles et alimentaires africains sur son marché. Le café, les noix de cajou, les piments séchés et certains produits aquatiques figurent parmi les produits cités par Zhao Bin.

Pour la RDC, l’enjeu consiste notamment à accroître et diversifier ses exportations, alors que ses relations commerciales avec la Chine restent largement structurées autour des ressources minières.

L’ambassadeur a d’ailleurs présenté la transformation locale des minerais comme l’un des secteurs prioritaires de la prochaine phase de coopération.

Les entreprises chinoises revendiquent une contribution importante

La partie chinoise met également en avant la contribution de ses entreprises à l’économie congolaise.

Selon les données présentées par Zhao Bin, les entreprises chinoises auraient créé plus de 120 000 emplois directs en RDC en 2025 et payé plus de 4 milliards USD d’impôts.

Dans le secteur minier, elles auraient investi plus de 1,77 milliard USD dans les infrastructures et près de 100 millions USD dans des projets en faveur des communautés locales.

L’ambassadeur a également indiqué que les taux de recrutement de personnel local et d’approvisionnement agricole local avaient atteint 90 %.

Au-delà des résultats commerciaux, la Chine entend inscrire sa coopération avec la RDC dans les priorités du nouveau cycle de son plan quinquennal.

Pékin souhaite notamment renforcer la coopération dans les secteurs productifs et favoriser davantage les échanges de biens et de services.

Pour Zhao Bin, la prochaine étape consiste ainsi à transformer la croissance des échanges en une coopération plus diversifiée, avec une place accrue accordée à l’agriculture, aux infrastructures, à la transformation industrielle et aux nouvelles technologies.

James Mutuba