You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Diaporama
Slide 1 selected
Catégorie

Kongo-Central : l’écrivaine Justine Mvutu Luwanda présente le livre « Les Cendres de l’enfance » et échange avec les élèves autour de la lecture et de l’écriture 

Foto

La jeune écrivaine Justine Mvutu Luwanda a présenté, jeudi 24 septembre 2026, son roman Les Cendres de l’enfance au Complexe Scolaire Ngudi-A-Ngemba, à Mbanza-Ngungu, dans le Kongo-Central. La cérémonie, organisée en partenariat avec les Éditions Horizon des Lettres, a réuni élèves, enseignants, responsables scolaires et plusieurs invités autour de la littérature et de la promotion de la lecture en milieu scolaire.

Retour aux sources pour Justine Mvutu Luwanda. La jeune écrivaine a choisi le Complexe Scolaire Ngudi-A-Ngemba, l’établissement où elle a effectué une partie de son parcours scolaire, pour présenter publiquement son roman Les Cendres de l’enfance.

La cérémonie a été ouverte par la sœur préfète de l’établissement. Le représentant de l’administrateur du territoire de Mbanza-Ngungu et plusieurs invités ont également pris part à cette rencontre consacrée à la littérature.

Devant le public scolaire, l’auteure a présenté son ouvrage et expliqué la démarche qui a guidé son écriture.

Deux enfants face aux blessures de la vie

Publié aux Éditions Horizon des Lettres, Les Cendres de l’enfance raconte l’histoire de David et Davina, deux enfants dont la vie bascule après la disparition de leurs parents.

Le roman met en scène les difficultés auxquelles ils sont confrontés au fil de leur parcours : deuil, pauvreté, séparation familiale, abandon, violences et exploitation. Ces épreuves affectent leur enfance et les placent dans des situations de vulnérabilité.

Mais le récit ne s’arrête pas à la description de ces difficultés. À travers le parcours des deux personnages, Justine Mvutu Luwanda explore également la capacité à se relever après les traumatismes et à reconstruire sa vie.

Le roman se conclut ainsi sur une note d’espérance, illustrée par l’image d’une « petite braise » qui demeure sous les cendres de l’enfance.

« La lecture et l’écriture » au centre du message aux élèves

Présent lors de la cérémonie, Joyeux Ngoma, président provincial de l’Association des jeunes écrivains du Congo (AJECO), section Kongo-Central, et responsable des Éditions Horizon des Lettres, a encouragé les élèves à s’intéresser davantage à la lecture et à l’écriture.

Dans son intervention, il a notamment appelé les jeunes à ne pas considérer l’écriture comme une activité réservée à une élite.

L’écriture, a-t-il insisté, peut constituer un moyen pour les jeunes de raconter leur réalité, de faire entendre leur voix et de contribuer au développement de leur communauté.

Joyeux Ngoma a également procédé au baptême symbolique du roman, une séquence qui a marqué la présentation de l’ouvrage devant le public scolaire.

Un roman qui interroge la protection de l’enfant

À travers l’histoire de David et Davina, Les Cendres de l’enfance aborde des questions liées à la vulnérabilité et à la protection des enfants.

Le récit évoque notamment les conséquences du décès des parents, de la pauvreté, de la séparation familiale, des violences et de l’exploitation sur le parcours des enfants.

La préface du livre souligne cette dimension sociale et présente le roman comme une invitation à mieux écouter, protéger et accompagner les enfants confrontés aux traumatismes et aux situations de vulnérabilité.

La reconstruction des deux personnages occupe également une place importante dans le récit. Malgré les épreuves, ils parviennent progressivement à reprendre leur vie en main.

Avec Les Cendres de l’enfance, Justine Mvutu Luwanda met en récit les blessures de deux enfants confrontés très tôt à des épreuves majeures, tout en faisant de leur reconstruction un fil conducteur du récit. La présentation de l’ouvrage dans son ancienne école a, elle, donné à cette publication une dimension particulière : celle d’un retour vers le milieu qui a accompagné les premiers pas scolaires de la jeune écrivaine.

James Mutuba