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La forêt du Congo fournit plus de 10% des pluies à certaines zones agricoles éloignées d’Afrique

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La forêt du Congo contribue à plus de 10% des précipitations reçues par certaines zones agricoles africaines situées loin du bassin, selon un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui souligne le rôle transfrontalier des massifs forestiers dans la sécurité alimentaire.

Dans son rapport Des forêts pour l’alimentation : nourrir les populations, préserver la planète, publié en 2026, la FAO indique également que la forêt du Congo recycle localement plus de 40% de son humidité.

Cette contribution repose sur l’évapotranspiration. Les arbres absorbent l’eau contenue dans les sols avant d’en restituer une partie dans l’atmosphère sous forme de vapeur. Cette humidité alimente ensuite la formation des nuages et peut être transportée par les vents vers d’autres territoires.

La forêt du Congo contribue ainsi aux pluies reçues par les populations et les exploitations agricoles à l’intérieur du bassin, mais également dans des régions africaines plus éloignées.

Cette circulation de l’humidité crée une dépendance qui dépasse les frontières nationales. À l’échelle mondiale, les zones agricoles de 155 pays dépendent de forêts situées dans d’autres pays pour une part pouvant atteindre 40% de leurs précipitations annuelles, selon les données citées dans le rapport.

La conséquence est importante pour l’agriculture pluviale, qui dépend directement de la régularité des précipitations. La préservation de la forêt du Congo ne concerne donc pas seulement la biodiversité, le stockage du carbone ou les populations vivant à proximité immédiate du massif : elle participe également au fonctionnement de systèmes agricoles situés au-delà du bassin.

Les forêts contribuent aussi à réguler la quantité, la qualité et le calendrier de disponibilité de l’eau. Elles soutiennent l’approvisionnement en eau douce, limitent les effets des inondations et des sécheresses et favorisent la filtration de l’eau.

La FAO estime pourtant que ces services rendus à l’agriculture et aux populations demeurent sous-évalués et insuffisamment surveillés dans les politiques publiques.

Le rapport ne précise pas quelles zones agricoles africaines reçoivent plus de 10% de leurs pluies grâce à la forêt du Congo. Il ne chiffre pas non plus l’effet qu’une réduction de la couverture forestière aurait sur leurs précipitations ou leurs récoltes.

Les données concernent l’ensemble de la forêt du Congo, qui s’étend sur plusieurs pays. Elles ne peuvent donc pas être attribuées à la seule République démocratique du Congo.