Une procédure disciplinaire est engagée contre le député provincial Patrick Kalina à l’Assemblée provinciale du Maï-Ndombe. Il devra être auditionné par la Commission des sages pour des propos jugés de nature à jeter l’opprobre sur l’Assemblée provinciale, lors d’une sortie médiatique au début du mois courant.
L’élu de Kutu avait qualifié de « complaisant » et d’« échec total » le travail de l’Assemblée, lui attribuant une note de 2/10 pour n’avoir, selon lui, adopté aucun édit et exercé aucun contrôle efficace jusqu’à ce jour.
Dans un communiqué, le bureau de l’Assemblée indique que Patrick Kalina n’a tenu aucune réunion depuis son élection à la tête de la commission politique, administrative et judiciaire, qu’il préside depuis deux ans. Des sanctions ne sont pas exclues à l’issue de son audition. Le bureau dénonce également une tentative de déstabilisation des institutions provinciales et maintient sa position sur la suspension de toutes les pétitions et motions de déchéance sans cause majeure.
Lors de sa sortie médiatique du 4 septembre, l’élu de Kutu, d’un ton ferme, avait estimé qu’à deux ans de la fin de la législature, l’Assemblée n’avait exercé aucun contrôle parlementaire efficace. Du côté de l’Exécutif provincial, il dénonçait « l’inaction totale, la mauvaise gestion et l’ingouvernance totale », tenant pour responsable l’organe délibérant de n’avoir pas « donné l’impulsion, tenu la gâchette pour recadrer l’Exécutif à travailler ».
Pour lui, ce qu’il qualifie d’inaction de l’Assemblée traduit une « complaisance qui complote dans le mal ».
En octobre 2025, le député provincial Patrick Kalina figurait parmi les élus provinciaux à l’initiative de la motion de défiance contre le gouverneur du Maï-Ndombe. Ce dernier était notamment accusé de mauvaise gestion, d’absence de bilan et de détournement de fonds.
Cette initiative avait été déboutée par l’Assemblée provinciale, qui l’avait jugée « superfétatoire ». La décision de l’organe délibérant se justifiait par le fait que les mêmes griefs avaient déjà été portés contre le gouverneur dans le cadre d’une question orale avec débat, laquelle avait été sanctionnée par des recommandations.
Jonathan Mesa