You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Diaporama
Slide 1 selected
Catégorie

Ebola en RDC : le Pape Léon XIV appelle à une mobilisation internationale pour une riposte davantage portée par les communautés locales

Pape Léon XIV/Ph Vatican Media

Alors que l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) continue de susciter une vive inquiétude, le pape Léon XIV a appelé, dimanche 23 août 2026, la communauté internationale à intensifier ses efforts pour contenir la maladie qui touche actuellement six provinces du pays. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le virus se propage à un rythme exceptionnellement rapide, avec des milliers de cas et de décès recensés plus de cent jours après la déclaration officielle de l’épidémie, faisant de cette flambée l’une des crises sanitaires les plus graves que connaît actuellement la RDC.

S’exprimant lors de la prière de l’Angélus au Vatican, le souverain pontife a fait part de sa préoccupation face à la propagation du virus et au nombre élevé de victimes enregistrées en RDC. Dans ses prières pour la Centrafrique, l’Italie et la RDC, il a également appelé à une réponse qui ne se limite pas aux interventions internationales, mais qui associe pleinement les communautés locales.

« Dans mes prières, je pense souvent à la République démocratique du Congo, notamment face à la propagation de l’épidémie d’Ebola qui, malheureusement, fait de nombreuses victimes », a-t-il déclaré dans un message publié sur son compte X alors que la maladie vient de totaliser plus de cent jours depuis la Déclaration officielle de l'épidémie. 

Face à cette situation, Léon XIV a invité la communauté internationale à renforcer son soutien aux efforts de lutte contre la maladie. Pour le pape, l’implication des populations locales constitue un élément essentiel dans la prévention et la maîtrise de l’épidémie.

« J’encourage la communauté internationale à apporter une réponse qui implique également les communautés locales dans les efforts de prévention, afin de sauver de nombreuses vies humaines », a-t-il plaidé dans son message.

Cette situation intervient dans un contexte de forte propagation de l’épidémie en République démocratique du Congo. La maladie s’est étendue à plus de 50 zones de santé réparties dans six provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé, la Tshopo et le Bas-Uélé. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère désormais cette flambée comme la plus importante épidémie d’Ebola jamais enregistrée dans le pays.

La situation est d’autant plus préoccupante que la transmission reste active dans plusieurs foyers géographiques liés entre eux, tandis que les mouvements de populations, l’insécurité et les difficultés d’accès aux soins compliquent davantage la riposte. À cela s’ajoutent des doléances et des revendications concernant une meilleure prise en charge du personnel de santé engagé dans la riposte contre la maladie à virus Ebola qui sévit actuellement en RDC.

Face à cette situation, le groupe technique de l’OMS chargé de l’évaluation des vaccins candidats avait recommandé, le 7 août 2026, de privilégier le vaccin Ervebo dans le cadre d’une étude clinique de phase 3 en RDC. Cette orientation s’explique notamment par l’absence, à ce stade, d’un vaccin spécifique contre le virus Bundibugyo suffisamment avancé pour faire l’objet d’une évaluation clinique.

Le recours à Ervebo ne signifie donc pas que son efficacité contre le virus Bundibugyo est d’ores et déjà établie. L’objectif est plutôt de générer rapidement des données scientifiques dans le contexte particulier de cette urgence sanitaire, tout en s’appuyant sur un vaccin déjà autorisé et utilisé contre une autre espèce du virus Ebola.

Clément MUAMBA