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Dialogue national inclusif : l'Assemblée nationale prête à accompagner l'initiative et à contribuer à « l'élan de cohésion »

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Le président de l'Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a appelé les députés nationaux à soutenir le dialogue national inclusif annoncé par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la suite de sa rencontre avec les principaux responsables des confessions religieuses de la RDC.

Intervenant lors de la plénière tenue vendredi 24 juillet 2026 soit un jour avant la clôture de la session extraordinaire de la Chambre basse intrrvenue samedi 25 juillet 2026, l'élu de Walungu, dans la province du Sud-Kivu, a estimé que cette initiative présidentielle constitue une réponse à la nécessité de renforcer la cohésion nationale face aux défis auxquels le pays est confronté.

Pour le speaker de la Chambre basse, cette démarche témoigne de la volonté du chef de l'État de privilégier la concertation afin de faire face aux enjeux nationaux. Aimé Boji Sangara a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de placer l'unité nationale au-dessus des divergences politiques. Il a rappelé que les débats d'idées sont inhérents à toute démocratie, mais qu'ils ne doivent pas compromettre l'intérêt supérieur de la nation.

« Cette démarche traduit sa volonté constante de privilégier l'écoute, le rassemblement et la recherche d'un consensus national autour des intérêts supérieurs de la République. L'histoire nous enseigne que les grandes nations sont celles qui savent transcender leurs divergences lorsque leur devenir est menacé. Plus que jamais, l'unité nationale constitue notre première ligne de défense. Il appartient donc à chacun, dans le respect de nos institutions et de nos convictions, d'apporter sa contribution à cet élan de cohésion afin de faire front commun contre tous ceux qui portent atteinte à la paix, à la sécurité et à l'avenir de notre pays », a déclaré le président de l'Assemblée nationale.

Le président de la Chambre basse a également estimé que la réussite de cette initiative dépendra de l'implication de l'ensemble des acteurs politiques et institutionnels.

« Les divergences d'opinion sont le propre de toute démocratie vivante. Mais lorsque la patrie est menacée, l'unité de la nation doit prévaloir sur toutes les autres considérations. C'est dans cet esprit noble de responsabilité que nous accueillons cette initiative du chef de l'État et devons jouer notre partition pour enfin tourner cette page sombre de l'histoire de notre pays », a poursuivi Aimé Boji Sangara.

S'adressant directement aux députés nationaux, il les a invités à s'impliquer pleinement dans ce processus de dialogue, tout en soulignant le rôle que devra jouer la Chambre basse du Parlement.

« Je nous interpelle donc, en notre qualité de représentants légitimes du peuple congolais, à intégrer désormais cette nouvelle donne dans notre agir afin d'œuvrer à la concrétisation et à la réussite de ce dialogue. En conséquence, l'Assemblée nationale, deuxième institution de la République, est appelée à accompagner ce processus en vue de son heureux aboutissement », a-t-il souligné.

L'appel au dialogue national intervient dans un contexte marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo, où les affrontements entre les FARDC et les rebelles de l'AFC/M23, soutenus par le Rwanda, continuent d'alimenter les tensions, malgré les initiatives diplomatiques en cours. D'une part, le processus de Washington vise à favoriser un règlement de la crise entre Kinshasa et Kigali. D'autre part, le processus de Doha porte sur les discussions entre le gouvernement congolais et la rébellion de l'AFC/M23. Si ces deux initiatives enregistrent des avancées sur le plan diplomatique, leurs effets tardent encore à se faire sentir sur le terrain et dans le quotidien des populations civiles.

Parallèlement à cette crise sécuritaire, le débat sur une éventuelle réforme de la Constitution continue de susciter des tensions politiques. L'opposition accuse le pouvoir de vouloir modifier la Loi fondamentale afin de permettre au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de se maintenir au pouvoir au-delà de la limite constitutionnelle de deux mandats. Des accusations que la majorité rejette, affirmant que toute réflexion sur une réforme institutionnelle vise avant tout à renforcer la gouvernance et l'efficacité de l'État.

Clément MUAMBA