La ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et des Congolais de la diaspora, Thérèse Kayikwamba Wagner, a présidé, au nom de la République démocratique du Congo, qui assure la présidence du Conseil de sécurité de l'ONU pour le mois de juillet, la 10 201ᵉ séance du Conseil de sécurité des Nations Unies, consacrée au thème : « Le règlement pacifique des différends ».
Alors que l'humanité est confrontée à des guerres, à des tensions diplomatiques et à une remise en cause du multilatéralisme, et que les affrontements se poursuivent dans l'est de la RDC malgré la signature des Accords de Washington par les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, en présence de Donald Trump, Tammy K. Bruce, représentante adjointe des États-Unis auprès des Nations Unies, a réaffirmé l'attachement de l'administration Trump à la mise en œuvre de ces accords qui, selon elle, ont ouvert la voie à la paix et à la prospérité pour la RDC, le Rwanda et l'ensemble de la région des Grands Lacs.
Tammy K. Bruce a, à cette occasion, réaffirmé l'engagement de Washington en faveur du règlement pacifique des conflits, conformément aux dispositions de la Charte des Nations Unies.
« La Charte des Nations Unies prévoit le règlement pacifique des différends, notamment au moyen des mécanismes présentés au chapitre VI. Dans bien des cas, certains États membres et des acteurs non étatiques méprisent cet appel et se livrent à des activités qui entravent la paix. Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, souhaitent œuvrer au règlement pacifique des différends », a déclaré Tammy K. Bruce, représentante adjointe des États-Unis auprès des Nations Unies, lors de son intervention du jeudi 23 juillet 2026.
Poursuivant son intervention, elle a ajouté :
« En République démocratique du Congo, les Accords de Washington ont ouvert la voie à la paix et à la prospérité pour la RDC, le Rwanda et l'ensemble de la région des Grands Lacs. Nous demeurons attachés à la mise en œuvre de tous ces accords, ainsi qu'au volet de Doha, et nous n'aurons pas peur de défendre le principe de la reddition de comptes face aux fauteurs de troubles qui menacent la paix. Nos actions du mois dernier l'ont démontré ».
Dans le même registre, l'ancienne porte-parole du Département d'État américain et numéro deux de la représentation des États-Unis auprès des Nations Unies a également souligné que les bons offices du Secrétaire général doivent appuyer la médiation, le déploiement des initiatives diplomatiques et la diplomatie préventive afin de prévenir de nouveaux conflits.
« Les États-Unis prennent les rênes des efforts déployés à l'échelle mondiale et ici, à l'ONU, afin de régler pacifiquement les différends. À ceux qui souhaitent miner la Charte des Nations Unies, nous lançons un appel à changer de cap, car nous méritons tous mieux. Nous le savons : défendre la Charte des Nations Unies et revenir à ses principes fondamentaux est la seule voie susceptible de nous conduire à la paix, à la sécurité et à la prospérité », a ajouté la diplomate américaine.
Un an après leur signature, les Accords de Washington peinent toujours à produire les effets attendus sur le terrain. Leur mise en œuvre reste marquée par des retards importants et un bilan globalement jugé mitigé. La poursuite des combats, les violations répétées des engagements et la lenteur du retrait des forces concernées illustrent les difficultés rencontrées dans l'application de ces accords. Ces obstacles mettent en évidence de profondes divergences quant au calendrier et aux modalités de leur mise en œuvre. Kinshasa continue notamment d'accuser Kigali de soutenir le M23, tandis que les opérations visant les rebelles des FDLR progressent lentement.
Malgré la conclusion des Accords de Washington et le lancement du processus de Doha, la crise sécuritaire demeure préoccupante et les affrontements persistent dans les zones touchées par le conflit. Face à cette situation, les appels au respect des engagements et à la désescalade se multiplient de la part des acteurs nationaux, régionaux et internationaux, qui exhortent régulièrement les différentes parties à appliquer les dispositions convenues dans ces cadres de paix.
À ce stade, ces appels n'ont toutefois pas entraîné d'évolution notable sur le terrain. Ce constat met en lumière le décalage persistant entre les avancées diplomatiques affichées lors des négociations et la réalité sécuritaire vécue dans les régions concernées. Réduire cet écart demeure l'un des principaux défis pour parvenir à une paix durable.
Les interprétations divergentes des engagements contenus dans les Accords de Washington continuent de freiner leur exécution. Chaque partie défend sa propre lecture des dispositions convenues, ce qui alimente les incertitudes et complique davantage leur mise en œuvre effective.
Clément MUAMBA