Le ministre d’Etat du Plan et de la coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo a animé, mercredi 15 juillet, le forum parlementaire dédié à la présentation, aux députés nationaux et sénateurs, du projet du deuxième recensement général de la population et de l’habitat, 42 ans après celui de 1984.
Devant les deux chambres du parlement, il a présenté le RGPH-2 comme une priorité nationale de souveraineté, venue briser la limite d’une planification du développement de qualité. Il a précisé aux parlementaires que cette opération d’une durée de trois ans, vise à connaître avec précision le nombre et la répartition de la population ; recueillir des données sur les conditions de vie, l’emploi, les migrations et l’habitat ; fournir des statistiques fiables pour orienter les politiques publiques, la répartition des ressources et les investissements.
Au regard de l’importance que revêt ce projet dont le coût global est de 192 millions USD, Guylain Nyembo a invité les députés nationaux à jouer un rôle actif dans la sensibilisation des populations, à soutenir le financement du RGPH-2, à combattre la désinformation et à devenir de véritables ambassadeurs du recensement dans leurs circonscriptions.
Aux sénateurs, le ministre du Plan a suggéré la création de « Réseau des Sénateurs Amis du Recensement », afin d’obtenir la réussite du deuxième recensement de la population qui, d’après lui, permettra au gouvernement de mieux investir et de préparer l’avenir de tous les Congolais.
À ce jour, l’opération est dans la phase de la cartographie. Au mois de juin dernier, le ministre du plan avait lancé le recrutement des agents chargés des opérations de cartographie censitaire, lesquelles constituent une étape cruciale avant le dénombrement général de la population sur l’ensemble du territoire national, prévu ce juillet courant.
Lors d’une table ronde organisée par le gouvernement en mars dernier avec des partenaires, le président de la République avait annoncé que le gouvernement congolais dispose déjà de 30 millions USD sur les 192 millions, mobilisés et transférés dans le panier commun dédié au projet, sous gestion fiduciaire de UNFPA. Par la même occasion, la Banque mondiale, elle, annonçait un décaissement de 100 millions USD dont 75 millions destinés à ces opérations de recensement. La Banque africaine de développement (BAD) avait, de son côté, promis 50 millions USD dont 30 millions pour le renforcement des capacités des agents, tandis que l’UNICEF et l’UNFPA vont ensemble contribuer avec un total de 3 millions USD. La Côte d’Ivoire a promis d’appuyer la RDC notamment dans la logistique des opérations et dans les formations des agents.
Samyr LUKOMBO