Wan-Bissaka, zéro dribble subi et un Mondial de patron

Aaron Wan-Bissaka
Aaron Wan-Bissaka

Il quitte la Coupe du monde la tête haute. Malgré l'élimination de la RD Congo face à l'Angleterre (2-1) en seizièmes de finale, Aaron Wan-Bissaka a signé un tournoi remarquable, au point d'achever la compétition sans avoir été éliminé une seule fois en un contre un.

Face au Portugal, à la Colombie, à l'Ouzbékistan puis à l'Angleterre, aucun adversaire n'est parvenu à le dribbler. Un chiffre qui résume à lui seul la solidité du latéral congolais durant le premier Mondial de la RD Congo depuis 1974.

Contre l'Angleterre, son pays de naissance et le championnat où il évolue, Wan-Bissaka a une nouvelle fois livré une prestation de haut niveau. Longtemps, il a contenu Marcus Rashford, avant de poursuivre son travail face aux entrants anglais. Défensivement, il a multiplié les récupérations de balle et remporté la majorité de ses duels. Offensivement, il n'est pas resté en retrait.

À la 42e minute, son centre précis trouvait Yoane Wissa dans la surface. L'attaquant congolais voyait sa reprise heurter le poteau extérieur de Jordan Pickford. Quelques minutes plus tôt, les Léopards avaient ouvert le score grâce à Brian Cipenga, servi par Chancel Mbemba.

Pendant plus d'une heure, la défense congolaise a résisté aux vagues anglaises. Avec Axel Tuanzebe dans l'axe, Chancel Mbemba en patron et Lionel Mpasi auteur de plusieurs parades décisives, Wan-Bissaka a contribué à faire douter l'une des équipes favorites du tournoi.

L'Angleterre a finalement renversé la rencontre grâce à un doublé de Harry Kane, mais le latéral congolais est resté fidèle à son registre jusqu'au bout : agressif dans les duels, juste techniquement et précieux dans les transitions.

La performance est d'autant plus remarquable que les Léopards avaient bâti leur plan de jeu sur des joueurs rompus aux exigences du football anglais. Cinq titulaires alignés par Sébastien Desabre évoluent ou ont évolué en Premier League : Aaron Wan-Bissaka, Axel Tuanzebe, Arthur Masuaku, Noah Sadiki et Yoane Wissa. Une expérience qui a permis à la RD Congo de rivaliser avec les Three Lions pendant une grande partie de la rencontre.

À l'heure de dresser le bilan du tournoi, l'image laissée par Wan-Bissaka dépasse les statistiques. Aucun adversaire ne l'a éliminé balle au pied en quatre matches de Coupe du monde. Un symbole de la solidité affichée par les Léopards, qui quittent le tournoi dès les seizièmes de finale, mais après avoir démontré qu'ils pouvaient regarder les grandes nations du football mondial dans les yeux.