Barça, Monaco et 1,8 million de dollars pour la Linafoot : Budimbu dévoile son plan pour reconstruire le football congolais

Photo d'illustration
Stade des martyrs/Ph. droits tiers

Interrogé dimanche sur le live Space animé par Stanis Bujakera Tshiamala sur la dépendance de la sélection nationale vis-à-vis des clubs étrangers et le retard structurel du football congolais, le ministre des Sports Didier Budimbu a détaillé une série de mesures concrètes engagées par son ministère pour rebâtir les fondations du football national.

Sur le championnat national

Première annonce de taille : l'État congolais vient de mettre à disposition de la Linafoot un million huit cent mille dollars pour gérer la fin du championnat national saison en cours. « Nous voulons que le championnat puisse redémarrer », a affirmé le ministre, reconnaissant implicitement l'état de délabrement dans lequel se trouve la compétition domestique.

Sur la formation

Budimbu a révélé deux partenariats majeurs avec des clubs européens reconnus pour leur politique de formation. Cinquante jeunes Congolais issus de Kananga, Mbuji-Mayi, Matadi, Boma, Sankuru et Mbandaka seront formés par des formateurs du FC Barcelone, tandis que dix formateurs congolais bénéficieront également de cette formation. En parallèle, l'AS Monaco détectera et accueillira chaque année dix jeunes Congolais dans son centre de formation. « Les deux grands clubs reconnus en matière de formation, ce sont l'AS Monaco et le FC Barcelone », a justifié le ministre.

Sur les infrastructures

Le ministre a pointé la disparition progressive des terrains de quartier comme l'une des causes profondes du déclin du football congolais. « Quand nous grandissions, même ceux qui n'aimaient pas le foot y jouaient quand même, parce qu'il y avait des terrains à chaque coin de rue. Aujourd'hui, ces terrains ont été spoliés », a-t-il déploré. Pour y remédier, le ministère travaille avec la FECOFA sur la création de mini-stades et d'espaces de jeu, et a lancé deux centres de formation avec le ministre de la Formation professionnelle Marc Ekila, l'un vers Righini et l'autre à Livulu.

Un football à reconstruire de zéro

Budimbu n'a pas esquivé le bilan accablant hérité de ses prédécesseurs. « Notre football était… il n'existait plus. On n'avait plus de joueurs au Congo. En termes d'argent, ils étaient mal payés. En termes d'infrastructures, il n'y avait rien. C'est comme si une politique avait été mise en place pour détruire notre sport », a-t-il affirmé, appelant à la patience. « Pour détruire, les gens peuvent le faire en deux ou trois jours. Mais bâtir, ça prend du temps. »