Dans le cadre du renforcement de la riposte contre la maladie à virus Ebola, une cinquantaine de journalistes de l’Ituri ont pris part cette semaine à une séance de dialogue organisée par l’Institut National de Santé Publique (INSP).
Cette rencontre visait à renforcer la collaboration entre les médias et les autorités sanitaires, afin de lutter contre la désinformation et d’améliorer la sensibilisation des communautés face à l’épidémie.
Le directeur général de l’INSP, le Dr Dieudonné Kazadi Mwamba, a insisté sur le rôle des gestes barrières dans la prévention.
"Le port du masque à lui seul ne suffit pas à vous protéger contre Ebola", a-t-il rappelé, appelant à l’observation stricte de l’ensemble des mesures de prévention.
Cette initiative intervient alors que, vingt jours après la déclaration officielle de l’épidémie en République démocratique du Congo, les autorités sanitaires dressent un état des lieux de la situation épidémiologique.
Selon le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, la situation connaît une évolution jugée relativement encourageante.
D’après les dernières données communiquées, la RDC enregistre 381 cas confirmés et 63 décès liés à la maladie à virus Ebola. Ces chiffres correspondent à un taux de létalité désormais estimé à moins de 17 %, une amélioration par rapport aux projections initiales.
Les autorités attribuent cette évolution au renforcement des capacités de diagnostic, à la réduction des délais de confirmation des échantillons et à la disponibilité plus rapide des résultats de laboratoire après prélèvement.
Dans ce contexte, les acteurs de la riposte insistent sur la nécessité de maintenir la vigilance communautaire et de renforcer l’engagement des médias dans la diffusion d’informations fiables.
Freddy UPAR, à Bunia