Meurtre des experts de l'ONU au Kasai : la haute cour militaire condamne le colonel Jean de Dieu Mambweni et consorts à la peine de mort

Photo d'illustration
Jean de Dieu Mambweni

Ce vendredi 5/6/2026 à Kinshasa, la haute cour militaire  a rendu son arrêt dans le procès en appel qui opposait le ministère public et parties civiles à une trentaine de prévenus accusés du meurtre de deux experts de l'ONU le 12/3/2017 dans la région du Kasai.

"Tous ont écopé de la peine de mort font mon client le colonel Jean de Dieu Mambweni", explique Me Crispin Tshipamba, avocat de la défense du colonel Mambweni.

Au premier degré devant la cour militaire supérieure de l'ex Kasai Occidental, le colonel Mambweni avait été condamné en 2022 à 10 ans de servitude pénale. Le parquet militaire avait alors formé appel contre le jugement prononcé à Kananga.

En octobre 2022, dans l'enceinte de la prison militaire de Ndolo où sont détenus la majorité des prévenus,  le procès en appel sur le meurtre de deux experts de l'ONU dans la région du Kasaï Central en mars 2017 avait été relancé.

Pour rappel, la cour militaire de l'ex-Kasaï occidental avait condamné à mort dans son verdict rendu le samedi 29 janvier 2022  à Kananga, 49 de 54 personnes poursuivies pour le meurtre de Zaida Catalan et Michael Sharp, tués en mars 2017.

De 49 prévenus condamnés à mort, 27 étaient présents à l'audience et 22 autres ont été condamnés par défaut. Sur la liste des prévenus condamnés à mort et présents à l'audience figuraient Jean Bosco Mukanda, Vincent Manga, Constantin Tshidime Bula Bula et l'agent de la DGM et membre de la famille Kamuina Nsapu, Thomas Nkashama.

Le colonel des FARDC Jean de Dieu Mambweni contre qui le parquet militaire avait requis la peine de mort avait été  condamné à 10 ans de servitude pénale non pour participation au meurtre mais plutôt pour non assistance des personnes en danger et violation des consignes. Ses avocats avaient immédiatement annoncé leur intention d'interjeter appel contre la décision qui avait condamné leur client. Un policier et un journaliste arrêtés dans cette affaire avaient été acquittés.

Le président de la cour militaire, le général des brigades Jean Paulin Ntshayokolo, avait exprimé ses regrets de constater que le procès de Kananga n'avait pas permis de connaître les commanditaires du meurtre.

Le parquet militaire avait annoncé sa décision d'aller en appel contre la peine de mort prononcée à l'encontre de certains prévenus autant les condamnés en première instance avaient décidé d'interjeter appel contre le jugement du premier juge pour mal jugé.