Invité du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, Jean-Claude Katende, président de l'ASADHO, a dressé un bilan sévère des six ans de gouvernance de Félix Tshisekedi en matière de droits de l'homme.
Reconnaissant les espoirs suscités en 2019 par l'arrivée au pouvoir d'un homme issu de l'opposition, il a rappelé les signaux positifs initiaux : « Le président Tshisekedi avait permis à ce que l'accès aux médias publics soit possible pour les partis de l'opposition. Il avait pris quelques mesures pour humaniser les services de sécurité et fermer les cachots clandestins. » Mais pour lui, ces avancées n'ont pas tenu : « Ces signaux positifs n'ont pas été maintenus. »
Sur la situation actuelle, son verdict est sans nuance : « Nous sommes presque dans la même situation que quand le président Kabila était au pouvoir. ». Il cite en exemple les arrestations arbitraires opérées par le Conseil national de cybersécurité : « On n'est pas différent de ce que l'ANR faisait à l'époque. »
Il s'est également étonné de la posture du chef de l'État lors d'une récente conférence de presse : « Le président avait dit qu'il n'était pas au courant des gens qui étaient arrêtés ça et là. Ce qui est étonnant. »
Sa conclusion est lapidaire : « Ce que nous attendions du président de la République par rapport à ses engagements en matière de droits de l'homme, nous sommes loin des promesses faites par le chef de l'État. La situation des droits de l'homme ne s'est pas du tout améliorée. »