Le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Mohindo Zangi, a répondu à la question orale avec débat initiée au Sénat par le sénateur Willy Itsundala Asang, portant sur les défis persistants du secteur agricole en République démocratique du Congo. Au cours de son intervention, le ministre a reconnu plusieurs difficultés majeures qui freinent le développement agricole, notamment les problèmes liés à la distribution des intrants agricoles ainsi qu’à la desserte des zones de production dans différentes provinces du pays.
Dans son exposé, Mohindo Zangi a structuré sa réponse autour de plusieurs axes prioritaires, parmi lesquels la cohérence des politiques agricoles, le financement du secteur et la mécanisation de l’agriculture. Il a également évoqué les efforts du Gouvernement visant à faciliter l’accès des jeunes aux financements agricoles à travers la mise en place de crédits bancaires spécialisés, précisant que les textes réglementaires sont actuellement en cours de finalisation.
Le ministre a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de traduire en actions concrètes le slogan national « La revanche du sol sur le sous-sol », présenté comme le cinquième pilier du plan d’action du Gouvernement. Selon lui, cette vision ne doit pas rester un simple mot d’ordre politique, mais devenir une véritable stratégie de transformation économique et sociale.
À l’issue des échanges, le sénateur Willy Itsundala Asang a formulé dix recommandations jugées essentielles pour relancer durablement le secteur agricole. Parmi celles-ci figurent la réhabilitation des routes de desserte agricole afin de désenclaver les zones de production, la redéfinition de la politique agricole nationale, ainsi que la mise en place d’un mécanisme de régulation des prix des produits agricoles.
Le parlementaire a également plaidé pour la création de banques de crédit agricole, la vulgarisation de la loi sur l’agriculture en lien avec l’article 204 de la Constitution, ainsi qu’une répartition équitable des intrants agricoles de qualité sur l’ensemble du territoire national.
Enfin, le sénateur a exprimé le souhait qu’à la prochaine rentrée parlementaire prévue en septembre, le Gouvernement apporte des réponses plus approfondies et des solutions concrètes aux préoccupations soulevées lors de ce débat.