La ville de Kasaji, dans la province du Lualaba, traverse une période de tension depuis l’annonce officielle de fermeture du Centre universitaire de Kasaji (CUK). Cette décision a suscité de vives réactions parmi les étudiants et au sein de la population locale.
Jusqu’ici pleinement opérationnel, le Centre universitaire a été fermé sur instruction du recteur de l’Université de Kolwezi, Yvon Muhongo, conformément aux directives ministérielles et académiques régissant le fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur en République démocratique du Congo. Les étudiants concernés sont appelés à poursuivre leurs études à l’Université de Kolwezi afin de compléter leur cursus.
À l’annonce de cette mesure, des manifestations ont éclaté lundi matin dans les rues de Kasaji. Des étudiants ont exprimé leur mécontentement en érigeant des barricades et en brûlant des pneus, dénonçant une décision “brutale et injuste”. Au cœur de leurs préoccupations figurent les conséquences sociales, académiques et financières liées à ce transfert.
Les protestations ont conduit les étudiants jusqu’à la mairie de Kasaji, où ils ont tenté de faire entendre leurs revendications auprès des autorités locales.
Face à la montée des tensions, la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, est intervenue par l’entremise du maire de la ville, appelant au calme et à la retenue. Elle a assuré que les revendications des étudiants seraient examinées dans un délai de 48 heures, avec pour objectif de proposer des mesures d’accompagnement visant à garantir la continuité des études dans des conditions acceptables. Cette annonce a contribué à apaiser partiellement la situation, même si les étudiants disent rester dans l’attente de solutions concrètes pour sécuriser leur avenir académique.
De son côté, le cabinet du recteur de l’Université de Kolwezi a promis de clarifier la situation et d’éclairer l’opinion publique dans les prochaines heures.
Timothée Prince Odia