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Haut-Katanga : les FARDC saisissent un arsenal dans des campements Maï-Maï

Des armes déposées par les miliciens auprès de l'armée au Nord-Kivu

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont récupéré un important lot d’équipements militaires dans des campements attribués aux miliciens Maï-Maï Bakata Katanga, dans le Haut-Katanga, Sud-Est du pays.

Le matériel saisi comprend une vingtaine d’armes de guerre, des centaines de munitions, des flèches, des grenades, des roquettes ainsi qu’un groupe électrogène. Des équipements de communication, notamment des appareils Motorola et des téléphones, figurent également parmi les objets récupérés.

L’ensemble de ces équipements a été présenté lundi 26 octobre au gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, par le commandant de la 2ᵉ zone de défense des FARDC. Le chef de l’exécutif provincial a salué cette opération militaire, qui intervient alors que les autorités font face à la persistance de l’insécurité dans plusieurs localités du territoire de Mitwaba.

Mitwaba, confronté à des incursions répétées

Cette saisie intervient dans une zone régulièrement confrontée à l’activisme des Maï-Maï Bakata Katanga, un mouvement armé qui a, à plusieurs reprises, affronté les forces de sécurité et mené des incursions dans des localités du Haut-Katanga.

En mars 2026, les FARDC avaient repoussé une incursion attribuée à ces miliciens au village de Nkonga, situé à environ 35 kilomètres du centre de Mitwaba. Selon les autorités locales, les assaillants avaient été mis en déroute et l’armée avait repris le contrôle de la localité. Cet épisode avait ravivé les inquiétudes concernant la sécurité des habitants et les mouvements de groupes armés dans les zones rurales du territoire.

La situation s’est de nouveau dégradée au début du mois d’août. Le 2 août, une attaque attribuée aux Maï-Maï à Kyubo Mamba a fait plusieurs morts, dont des militaires et des civils, selon des sources locales. Le bilan communiqué par la suite a été porté à dix morts, parmi lesquels deux militaires et huit civils. Des blessés ont également été signalés. Les FARDC ont ensuite engagé des opérations de riposte et de sécurisation dans cette partie du territoire.

Ces événements illustrent la persistance des défis sécuritaires à Mitwaba, une zone où les incursions armées peuvent mettre en danger les populations civiles, perturber les activités quotidiennes et compliquer la circulation entre les différentes localités.

L’activisme des Maï-Maï Bakata Katanga constitue une préoccupation récurrente pour les autorités congolaises. En avril 2025, le gouvernement avait déjà évoqué la présence de ces groupes armés dans les territoires de Mitwaba, Pweto et Kasenga, appelant à une riposte contre leurs activités.

La récupération d’armes, de munitions et de moyens de communication dans les campements de ces groupes armés s’inscrit ainsi dans un contexte où les opérations militaires visent à limiter les capacités d’action de ces groupes armés.

José Mukendi