À l’heure où se multiplient les crises humanitaires, l’engagement de la France et de ses partenaires reste indéfectible. C’est ce qu’a affirmé le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lors de la septième conférence nationale humanitaire, qui a réuni à Paris les acteurs de l’aide humanitaire en France : ministères, collectivités, ONG, fondations et bénévoles. Il s’agissait d’une occasion de démontrer l’engagement de la France en faveur d’une réponse concrète face aux urgences humanitaires
Revenant sur sa dernière visite en RDC, le chef de la diplomatie française a salué le rôle de son pays, qui, selon lui, est au premier plan dans la lutte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola
« J’étais il y a quelques jours en République démocratique du Congo, où la propagation du virus Ebola aggrave les souffrances d’une population déjà meurtrie par les conflits. L’épidémie a fait 4 000 morts, dont un millier d’enfants de moins de 5 ans. Elle constitue un enjeu de santé mondial. À Bunia, épicentre d’Ebola, j’ai constaté que ce sont des scientifiques français et des humanitaires français qui sont en première ligne face à cette épidémie meurtrière. Leur courage est remarquable », a déclaré mardi 6 octobre, Jean-Noël Barrot.
Au-delà de la solidarité, le chef de la diplomatie française a révélé que sa visite de travail en RDC avait également pour objectif d’apporter un soutien financier supplémentaire de la France face à cette crise sanitaire. Selon Jean-Noël Barrot, 7 millions d’euros supplémentaires vont être mobilisés, portant à 23 millions d’euros l’appui de la France.
« Je suis allé leur annoncer que nous apporterons une aide supplémentaire de 7 millions d’euros, renforçant ainsi notre contribution, qui atteindra 23 millions d’euros cette année. Pour prévenir une plus grande propagation de l’épidémie, nous continuerons, avec l’Agence française de développement, à soutenir l’Institut national de recherche biomédicale congolais », a-t-il ajouté.
La France et la RDC envisagent également de développer un projet fondé sur l’action des ONG locales et internationales afin de garantir l’accès à la justice aux survivantes de violences sexuelles liées au conflit.
La septième Conférence nationale humanitaire, organisée par le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères avec des ONG humanitaires françaises, a réuni plus de 300 acteurs issus notamment du monde humanitaire, des institutions, de la recherche, du secteur privé et de la société civile. Il s’agissait de la principale enceinte de réflexion et de dialogue réunissant les acteurs du monde humanitaire, les ONG, les bailleurs, les entreprises et les fondations, sous l’égide du gouvernement
Cette activité était également une occasion pour le gouvernement français de promouvoir une approche intégrée visant à répondre aux besoins immédiats, tout en renforçant la résilience des populations et en protégeant la population française contre tout risque, notamment celui d’une extension de l’épidémie d’Ebola.
Ces assises se sont tenues dans un contexte où la République démocratique du Congo fait face à la 17e épidémie de maladie à virus Ebola. Cette épidémie est considérée comme la plus meurtrière
Clément MUAMBA