Entre 2024 et 2026, la République démocratique du Congo (RDC) aurait réussi à gagner plus de 1,4 milliard de dollars américains si elle avait bien négocié l’avenant 5 à la convention sino-congolaise. C’est ce qu’a déclaré à ACTUALITE.CD Jean-Claude Mputu, porte-parole de la coalition Le Congo n’est pas à vendre, qui a publié un mini-rapport sur le contrat avec la Sicomines.
« Entre 2024 et 2026, Sicomines devrait déjà verser à la RDC un montant de plus de 1,4 milliard USD au lieu de 972 millions versés à ce jour », soutient-il.
Le CNPAV estime que le manque à gagner aurait pu être évité si le financement des infrastructures avait été calculé en fonction du chiffre d’affaires réel de Sicomines et de l’évolution du cours du cuivre.
Pour la coalition CNPAV, cette différence met en évidence une faiblesse structurelle du mécanisme prévu par l’avenant 5 et relance la question de l’équilibre économique de la convention sino-congolaise. Selon elle, alors que la hausse du cuivre accroît les revenus du projet, les retombées destinées au financement des infrastructures restent, elles, limitées par un montant forfaitaire.
Et même avec la formule actuelle reprise dans l’avenant 5, le CNPAV estime que le manque à gagner du gouvernement de la RDC s’élève à plus de 400 millions USD.
Selon lui, l’avenant 5 fixe à 324 millions USD par an le financement destiné aux infrastructures lorsque le prix du cuivre se situe entre 8 000 et 12 000 USD la tonne. Un mécanisme qui, d’après le CNPAV, ne permet pas au financement des infrastructures d’évoluer en fonction de l’augmentation effective des revenus générés par le projet Sicomines.
Divine Mbala