Le chef de la MONUSCO, James Swan, qui a séjourné à Beni, s’est entretenu mercredi avec le vice-gouverneur du Nord-Kivu, le commissaire divisionnaire Louis-Segond Karawa, sur la problématique de l'activisme des islamistes ADF dans la région. Les discussions ont principalement porté sur les attaques des combattants ADF.
La question de la collaboration entre la mission onusienne et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) a également figuré au centre des échanges institutionnels.
"La protection des civils reste une priorité absolue de la MONUSCO. Ici à Beni, cela signifie maintenir une posture robuste, mobile et réactive. Cela nécessite aussi de renforcer le mécanisme d'alerte précoce, d'améliorer notre connaissance de la situation sur terrain et d'être en mesure d'intervenir rapidement lorsque les communautés sont menacées. La coopération entre la MONUSCO et les FARDC sur la question des ADF est essentielle. Elle doit rester concrète, régulière et orientée vers le résultat", a indiqué James Swan au sortir des échanges.
La coopération militaire entre la MONUSCO et les FARDC doit demeurer régulière et orientée vers des résultats mesurables contre les ADF, renchérit James Swan. Les autorités militaires et onusiennes misent sur l'anticipation pour dissuader les actions violentes contre les populations locales.
"Entre janvier et septembre, près de 4000 patrouilles conjointes ont été menées dans le secteur de la brigade d'intervention rapide. Aujourd'hui, six bases mobiles sont également déployées afin de renforcer notre présence et notre capacité de réaction. Notre objectif est de travailler pour anticiper les menaces, dissuader les attaques et agir le plutôt possible afin de protéger les populations civiles", a-t-il ajouté.
Les ADF, à la base des massacres dans la région de Béni depuis plus de 10 ans ont étendu leurs actions jusqu'en Ituri, précisément dans les territoires d’Irumu et de Mambasa où ces islamistes tuent des civils, brûlent des maisons et pillent des villages entiers. En dépit des multiples opérations menées, notamment par les armées congolaise et ougandaise, ces combattants affiliés à l’Etat islamique ne faiblissent pas, et continuent de commettre d’exactions dans la région.
Dieubon Mughenze, à Beni