Les cours ont repris ce lundi 7 septembre dans les écoles publiques et conventionnées de la ville de Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu, après une semaine de grève des enseignants.
Le syndicat des enseignant du Congo (SYECO) et le syndicat des écoles catholiques (SYNECATH) ont accepté cette reprise, alors que les revendications ayant poussé à la grève demeurent encore une promesse.
Pour Muhindo Katsuva Delphin ,secrétaire permanent sous provincial du SYNECATH Bungulu-Beni, les discussions se poursuivent avec les autorités pour une réponse aux revendications des enseignants. Face à une reprise qui intervient dans un contexte sanitaire marqué par la maladie à virus Ebola, il encourage la mise en place des dispositifs de lavage des mains et de prélèvements des températures dans chacune des écoles.
" Nous reprenons les cours, mais dans le territoire de Beni, les enseignants réclament vivement l'installation de la mutuelle de santé et d'autres revendications. Je salue la sagesse des autorités éducatives du Nord-Kivu 2. Elles ont créé une équipe de suivi des revendications des enseignants. Il nous a été rassuré que les nouvelles unités (NU) seront payées en octobre. Et nous évaluerons chaque mois sur ce qu'on a réalisé parmi les revendications des enseignants ", fait-il savoir.
Ghislain Bambirikire, secrétaire permanent du SYECO à Beni, note des avancées dans les revendications des enseignants. La suspension de la grève et la reprise des cours est temporaire en observant la concrétisation des promesses faites, renchérit-il.
Alors que la reprise des cours était prévue le 1 septembre dernier, les écoles publiques et conventionnées avaient conditionné la reprise des cours par la prise en charge des nouvelles unités, l'augmentation du barème salariale et bien d'autres revendications. En pleine épidémie d'Ebola, cette rentrée se confronte à la crise sanitaire qui exige le respect des mesures barrières dont la distanciation sociale, le lavage régulier des mains et bien d'autres.
Dieubon Mughenze, à Beni