You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Diaporama
Slide 1 selected
Catégorie

Rentrée scolaire : une école de Teturi (Mambasa) toujours sans toiture depuis six mois

Visuel service infographie/ACTUALITE.CD

Alors que la rentrée scolaire est effective ce mardi 1er septembre 2026, la situation de l’École primaire de Teturi, dans le groupement Babila Teturi (territoire de Mambasa), suscite une nouvelle alerte de la société civile. La toiture de cet établissement officiel a été emportée par un vent violent il y a environ six mois et n’a toujours pas été réhabilitée.

La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) du groupement Babila Teturi affirme avoir saisi à plusieurs reprises les autorités territoriales et provinciales, sans qu’une intervention concrète ne soit enregistrée jusqu’ici. Cette situation intervient dans un contexte particulièrement difficile pour le territoire de Mambasa, marqué ces dernières semaines par des incursions et des exactions des combattants ADF, ayant provoqué des morts, des enlèvements et des déplacements de populations.

Pour Grâce Kakundo Kasamba, coordonnateur de la NSCC dans le groupement Babila Teturi, le maintien de cette situation risque de compromettre davantage l’accès à l’éducation des enfants d’une communauté déjà fragilisée par l’insécurité.

«Cela fait déjà six mois que nous alertons les autorités territoriales et provinciales sur la toiture de l’École primaire de Teturi emportée par un vent violent. Nous ne pouvons pas comprendre que cette école officielle, qui accueille plusieurs élèves, soit toujours dans cet état. Dans un contexte où nos communautés font déjà face aux déplacements et aux exactions, laisser une école sans toiture revient à fragiliser davantage l’avenir de nos enfants», a-t-il alerté.

La société civile appelle ainsi à une intervention urgente des autorités afin de permettre la réhabilitation de la toiture de cette école.

Cette alerte intervient alors que les populations de Babila Teturi font face à une double vulnérabilité: sécuritaire et humanitaire. La dégradation de la situation dans plusieurs localités du groupement affecte notamment les conditions de vie des familles et l’accès aux services sociaux de base, dont l’éducation.

La NSCC demande aux autorités provinciales de considérer la réhabilitation de l’école comme une urgence, afin que les élèves puissent retrouver un environnement d’apprentissage acceptable dès la rentrée scolaire.

Freddy Upar, à Bunia