Chengtun Congo Resources (CCR) affirme acheter uniquement des minerais traçables et exiger des négociants les documents légaux ainsi que les preuves de paiement des taxes dues à l'État. Lors d'une conférence de presse tenue jeudi 22 octobre par son avocat-conseil, Me Guy Mafuta Kabongo, la filiale congolaise du groupe chinois Chengtun Mining Group a rejeté les accusations publiées par un média à propos d'une mission du Conseil national de sécurité (CNS) sur le site de Metalkol, dans le Lualaba.
L'entreprise soutient que Wu Yicong, CEO Afrique du groupe, n'est pas directeur général de CCR, qui dispose de son propre comité de gestion, et qu'il ne se trouvait pas en RDC au moment de l'opération évoquée. Elle dit n'avoir reçu aucune convocation ni notification d'enquête des autorités, et réclame la production d'un ordre d'opération ou d'une notification du CNS.
CCR nie toute relation commerciale ou financière avec la coopérative Hosanna, qu'elle dit ne pas connaître, ainsi que tout lien avec Luilu Ressources, présentée comme une société concurrente. Elle réfute également toute relation avec une coopérative attribuée à la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka Saini, ses rapports avec le gouvernorat se limitant, selon elle, aux échanges professionnels habituels. L'entreprise assure enfin que ses agents de sécurité ne portent pas d'armes et qu'elle ne recourt pas à des militaires.
Sur les dividendes qui auraient financé le clan Kabila, CCR retrace la structure de détention de Kalongwe Mining. Chengtun a acquis Nzuri Copper Limited, qui détenait indirectement Kalongwe, en mars 2020, puis les 10 % restants détenus par GICC en avril 2021. Kalongwe n'étant entrée en production qu'en 2023, aucun dividende n'aurait pu être versé avant 2024, soit après la fin des relations avec GICC, fait valoir l'entreprise.
CCR exige des excuses publiques, la publication intégrale de son droit de réponse sous 48 heures et la production de preuves, faute de quoi elle se réserve le droit de saisir la justice.