Joseph Kabila a annoncé la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), le 12 octobre 2026 à Goma. Cette plateforme regroupe notamment des responsables de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du M23, actifs dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette annonce a été faite dans un contexte de tensions persistantes entre les autorités de Kinshasa et les groupes armés présents dans l’Est.
Dans sa déclaration du 9 octobre, Joseph Kabila a critiqué la gouvernance de Félix Tshisekedi, accusant son pouvoir de dérives autoritaires et de vouloir modifier la Constitution pour obtenir un troisième mandat en 2028. Le FRN affirme vouloir rétablir les institutions et réunir les forces opposées au pouvoir de Kinshasa. Ces déclarations constituent les principaux éléments du discours politique porté par l’ancien président.
En septembre 2025, Joseph Kabila a été condamné à mort par contumace par la justice militaire congolaise pour trahison et crimes de guerre. En avril 2026, les États-Unis lui ont imposé des sanctions, l’accusant de soutenir l’AFC/M23. L’ancien président rejette les accusations portées contre lui, tandis que les mesures judiciaires et les sanctions internationales restent des éléments importants de son dossier.
La création du FRN intervient alors que les négociations entre Kinshasa et l’AFC/M23 se poursuivent dans le cadre du processus de Doha. Parmi les figures associées à la nouvelle plateforme figurent Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Sultani Makenga. Cette annonce intervient alors que la situation sécuritaire dans l’Est demeure au cœur des discussions politiques et diplomatiques concernant la RDC.