You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Diaporama
Slide 1 selected
Catégorie

Tharcisse Loseke : « Tshisekedi s'est comporté en ingrat envers celui qui lui a offert le pouvoir »

Tshisekedi au forum national des affaires coutumières

Invité dimanche 11 octobre du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, le professeur Tharcisse Loseke, l'un des fondateurs de Sauvons la RDC, la plateforme dirigée par Joseph Kabila, a affirmé que la rupture entre l'ancien président et Félix Tshisekedi était « consommée ». Face à Jean-Claude Tshilumbayi, premier vice-président de l'Assemblée nationale, il en a toutefois rejeté la responsabilité sur l'actuel chef de l'État.

« Le pouvoir lui a été offert sur un plateau d'or »

Selon Tharcisse Loseke, c'est Joseph Kabila qui aurait « donné le pouvoir » à Félix Tshisekedi en 2019, ce dernier n'ayant, selon lui, « pas été élu ». Relancé sur le fait que la CENI et la Cour constitutionnelle avaient proclamé et confirmé la victoire de Félix Tshisekedi à la présidentielle de décembre 2018, l'opposant a néanmoins maintenu que le pouvoir lui avait été « offert sur un plateau d'or », pour qu'il dirige le pays « selon les normes républicaines ». Au lieu de cela, le chef de l'État aurait, d'après lui, constitué « un clan de jouisseurs et de mafieux » qui a conduit la RDC à la situation actuelle.

Un président « égoïste » et « ingrat »

Pour Tharcisse Loseke, Joseph Kabila n'avait « pas de problème » avec son successeur. C'est Félix Tshisekedi qui se serait montré « égoïste », avec la volonté de « s'accaparer le pouvoir pour très longtemps ». Présentant l'ancien président comme « un homme pacifique » qui a transmis le pouvoir « de manière pacifique », il a dit ne pas comprendre pourquoi Félix Tshisekedi s'est comporté « en ingrat » envers celui qui le lui a cédé.

Clientélisme et cachots clandestins

L'opposant a aussi jugé sévèrement le premier mandat du chef de l'État, durant lequel il n'aurait « rien fait pour ce pays ». Il dénonce une économie gérée sur la base du « clientélisme » et du « népotisme », et un budget de l'État jamais exécuté selon les normes. Sur les droits humains, il qualifie la situation de « catastrophique ». Il évoque la multiplication de lieux de détention privés et de « cachots clandestins » qui « prolifèrent un peu partout ». Il affirme enfin que le pays compte aujourd'hui plus d'exilés que sous Joseph Kabila : « Il n'y a pas de comparaison possible. »

Des accusations aussitôt rejetées par Jean-Claude Tshilumbayi. Reprenant l'aveu de son contradicteur, ce dernier a demandé si « donner le pouvoir » était « un principe républicain ». Il a assuré que d'anciens lieux de détention, notamment à l'ONATRA, avaient été transformés en restaurant et en hôtel.