La gouvernance financière et la participation citoyenne à la gestion des finances publiques ont été au centre des échanges organisés jeudi 8 octobre 2026 à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, Sud-Est du pays, autour du budget provincial de l’exercice 2026.
Cette assemblée consultative, organisée par le Consortium Le Congo n’est pas à vendre sous le thème « Améliorer la gouvernance financière de la RDC, tant en matière de collecte des ressources internes que de gestion des dépenses », a réuni une trentaine de participants issus de différentes couches sociales. Les discussions ont notamment porté sur l’exécution du budget, le rôle des élus dans le suivi des projets publics et les mécanismes permettant aux citoyens de participer au contrôle de la gestion des ressources provinciales.
Parmi les intervenants figurait Thomas Lupata Mudimbi, député provincial du Haut-Katanga, qui a présenté les différentes étapes du processus budgétaire ainsi que les mécanismes de transparence mis en place au niveau de l’Assemblée provinciale.
Selon cet élu, les travaux relatifs au budget provincial sont ouverts au public, avec des séances plénières télévisées permettant à la population de suivre les débats et de mieux comprendre les enjeux liés à la gouvernance financière.
« Au niveau de l’Assemblée provinciale, les travaux relatifs au budget sont ouverts au public, les plénières sont télévisées pour que tout le monde comprenne ce qui se passe en province sur la gouvernance, surtout sur le plan financier », a-t-il expliqué.
Thomas Lupata Mudimbi a également rappelé que le processus budgétaire comprend plusieurs étapes, allant de l’élaboration à l’exécution, en passant par le suivi, le contrôle et la reddition des comptes.
Il a souligné que la participation des citoyens et des élus dès la phase d’élaboration, ainsi que le recours aux outils de planification et de suivi de l’exécution, sont essentiels pour assurer une meilleure gestion des finances publiques.
L’élu provincial a par ailleurs insisté sur l’importance de la reddition des comptes, qu’il considère comme une étape déterminante pour garantir la transparence dans l’utilisation des fonds publics. Les débats ouverts autour de cet exercice doivent permettre d’évaluer la gestion des ressources et d’interpeller les responsables concernés.
La population appelée à jouer un rôle actif
Au-delà des mécanismes institutionnels, cette rencontre a mis en avant la nécessité d’impliquer davantage les citoyens dans le suivi de l’action publique. Pour les organisateurs, le contrôle citoyen constitue un levier important pour améliorer la gouvernance financière, notamment en matière de mobilisation des recettes internes et de gestion des dépenses.
Les échanges ont ainsi permis d’aborder les responsabilités des élus dans le suivi des projets réalisés en province, mais aussi les possibilités offertes à la population pour interpeller ses représentants et contribuer à l’orientation de certaines décisions.
« Sur la base de la participation citoyenne ou du contrôle, la population peut s’associer aux élus pour influencer certaines décisions, et c’est possible », a affirmé Thomas Lupata Mudimbi.
Cette assemblée consultative entend ainsi contribuer à une meilleure appropriation du budget provincial par les citoyens et à la consolidation des pratiques de transparence et de redevabilité dans la gestion des finances publiques au Haut-Katanga.
José Mukendi