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ESU : près de 200 étudiants en médecins affluent à l’UNIKIS après la suspension des activités académiques à Goma et Bukavu, villes sous AFC/M23

Université de Kisangani

Le secrétaire général académique de l’Université de Kisangani, le professeur Régis Katuala, à indiqué mardi 6 octobre, que 157 étudiants en médecine venus de Goma et Bukavu ont sollicité leur intégration à l’UNIKIS, après la suspension des activités académiques dans 11 établissements d’enseignement supérieur et universitaire de ces deux villes occupées par la rébellion de l’AFC/M23.

Ces étudiants sont à Kisangani depuis près de deux mois. Ce sont en grande partie des médecins stagiaires qui viennent de l'Université de Goma (UNIGOM) et de l'université officielle de Bukavu (UOB). Ils attendent leur réintégration qui tarde, selon eux. 

«Quand nous approchons les autorités académiques, ils nous disent de patienter. Et là, on est toujours en train de patienter mais c'est toute une année qui est en train de s'écouler. C'est depuis 7 semaines qu'on est là, on avait déjà commencé le stage à Goma, et là, on attend toujours, pendant que nos camarades d'ici avancent avec le stage », a confié à ACTUALITE.CD, Jennifer Babingwa, médecin stagiaire en provenance de l'UNIGOM.

Selon le Recteur a.i de l'université de Kisangani, le traitement des dossiers reçus a déjà pris fin. Les étapes prochaines consistent à la transmission des dossiers à la Faculté de médecine et la constitution d'une commission qui affectera chaque étudiant dans une structure sanitaire ou dans des auditoires. 

« Nous avons rassemblé le dossier de chaque étudiant pour que nous puissions savoir qui doit être placé à quel niveau. Ce travail est presque fini. La Faculté de médecine qui doit accueillir ces étudiants a déjà déblayé le terrain », a dit le professeur Regis Katuala, secrétaire général académique de l'UNIKIS. 

Ces étudiants venus de Goma et de Bukavu ont déjà payé les frais académiques dans leurs universités respectives. Certains, selon eux, ont payé plus de 1000$ avant de rejoindre Kisangani. Ils demandent aux autorités d'alléger les obligations financières en leur faveur. 

« Cette question nous ne pouvons pas la résoudre sans nous référer directement à la hiérarchie. La hiérarchie nous dira comment nous devons nous comporter », a précisé le professeur Katuala. 

A Kisangani, certains d'entre les étudiants déplacés n'ont pas de famille. D'autres, en venant, n'ont pas pu récupérer les relevés des côtes, bloqués par les comités de gestion nommés par l'AFC/M23. 

En août dernier, la ministre de l'enseignement supérieur et universitaire a suspendu les activités académiques dans 11 établissements d'enseignement supérieur à Goma et à Bukavu après une mise en place de nouveaux comités de gestion par la rébellion de l’AFC/M23 dans lesdits établissements académiques.

Gaston MUKENDI, à Kisangani