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RDC : le Mfumbwa associé à un risque plus faible de rétinopathie diabétique, selon une étude

Service infographie ACTUALITE.CD

La non-consommation de Mfumbwa a été associée à une probabilité 2,8 fois plus élevée de présenter une rétinopathie diabétique dans une étude menée à Kinshasa, citée dans un nouveau rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Le Mfumbwa, dont le nom scientifique est Gnetum africanum, est une plante forestière dont les feuilles sont couramment consommées en République démocratique du Congo et dans plusieurs autres pays d’Afrique centrale.

Dans son rapport “Des forêts pour l’alimentation : nourrir les populations, préserver la planète”, publié en 2026, la FAO indique qu’une étude réalisée en RDC a associé la consommation de ces feuilles à une incidence plus faible de rétinopathie diabétique.

L’étude originale, publiée en 2012 dans la revue scientifique PLOS One, portait toutefois sur la présence de cette complication, et non sur son apparition au cours d’un suivi dans le temps. Elle a été menée auprès de 195 participants à Kinshasa : 66 patients diabétiques de type 2 atteints de rétinopathie, 84 diabétiques sans rétinopathie et 45 personnes non diabétiques servant de groupe témoin. Étude publiée dans PLOS One

Après prise en compte de plusieurs autres facteurs, l’absence de consommation de Mfumbwa demeurait associée à une probabilité 2,8 fois plus élevée de présenter une rétinopathie diabétique. L’intervalle de confiance allait de 1,2 à 6,5.

Les chercheurs ont également observé des associations avec l’absence de consommation de safou, une faible concentration d’albumine dans le sang, une durée du diabète d’au moins cinq ans, un faible taux de vitamine C et un niveau élevé d’un marqueur du stress oxydatif.

La rétinopathie diabétique est une complication du diabète qui affecte les vaisseaux sanguins de la rétine et peut entraîner une déficience visuelle, voire la cécité.

Les auteurs évoquent la richesse du Mfumbwa et du safou en antioxydants pour expliquer l’association observée. Mais la méthode utilisée ne permet pas de démontrer que le Mfumbwa prévient ou soigne la rétinopathie.

L’étude est observationnelle et ancienne. Elle repose notamment sur les habitudes alimentaires déclarées par les participants et n’a pas comparé, dans le cadre d’un essai clinique, un groupe consommant du mfumbwa à un autre recevant un traitement témoin.