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Évasion infinie à Inongo : une trentaine de détenus s'évadent de la prison d’Iyombe, des dégâts matériels signalés

Prison d'Inongo

Une évasion spectaculaire s'est produite la nuit de mercredi à jeudi dans la prison d'Iyombe à Inongo, chef-lieu de la province du Maï-Ndombe. 31 détenus sont sortis du lieu de détention après avoir cassé la porte centrale pour sortir en hommes libres. Sur les 38 précédemment détenus, 7 n'ont pas pu s'évader et aucun de 31 n'a été récupéré, annonce le Directeur intérimaire de la prison.

L'évasion est survenue dans un contexte de faible dispositif sécuritaire, dans cet établissement qui en a marre de sa vétusté, depuis plus d'une décennie. Selon le récit de Puis Biakompolo, Directeur intérimaire de la prison, les forces de l'ordre et de sécurité  commis à la garde s'étaient retirés après avoir plié leurs bagages sur un ordre leur demandant de regagner la caserne, pour n'y laisser qu'un seul qui sera, par la suite, relevé par deux autres éléments.

" J'ai appelé le major pour lui dire qu'ici à la prison, la sécurité est au nombre incomplet, il fallait qu'il nous ajoute d'autres policiers. Pour preuve, voici la lettre que j'ai rédigée après le départ des policiers. La lettre a été saisie en retard, je devais la déposer aujourd'hui. Il y a trente et un prisonniers qui sont partis et 7 sont restés ", a-t-il indiqué.

Que doivent faire les autorités à l'heure actuelle ? La réponse du Directeur est sans hésiter : " réfectionnez la prison. Son état est très délabré".

En juin dernier, 17 détenus s'étaient évadés après avoir cassé la fenêtre. En août dernier, 5 détenus étaient sortis en pleine journée après avoir décalé l'un des murs fissurés de la prison d'Iyombe qui va bientôt totaliser 100 ans, après sa construction en 1928.

En 2026, la situation est intenable. Tous les murs sont fissurés et ne sont plus loin de l'effondrement. Avec ses fenêtres et portes en bois, la prison est devenue perméable et ne résiste plus à la moindre secousse provoquée par les détenus.

À l'intérieur, la toiture ne repose que partiellement sur les murs. Une bonne partie s'est emportée. Ici, il n'existe plus de salle d'audience. Le bâtiment qui y était dédié est couvert d'herbes jusqu'à la ceinture et il n'y a pas de poste de garde pour les policiers. Sur place, à Inongo, il est couramment affirmé que cette prison ne regorge plus que de détenus volontaires.

Jonathan Mesa