La situation sécuritaire reste volatile dans plusieurs localités des territoires de Masisi et de Walikale, au Nord-Kivu, après plusieurs jours d'affrontements entre les rebelles de l'AFC/M23 et les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par les wazalendo. Alors que certaines positions ont récemment changé de contrôle, des mouvements de troupes et de nouveaux affrontements sont signalés dans les environs de Ngungu (Masisi).
Selon des sources locales, les affrontements ont repris ce lundi 21 septembre, notamment sur la colline de Burora, à proximité de Ngungu et de Kasake. Ces développements interviennent dans un contexte marqué par des renforts militaires et la fragilité du retour des populations déplacées.
Dans le groupement Ufamandu 1er, en territoire de Masisi, un calme relatif a été observé après la reprise de plusieurs villages par les FARDC et leurs alliés wazalendo. Toutefois, la situation a commencé à se dégrader depuis le week-end dernier, avec des mouvements de troupes signalés dans la zone de Ngungu.
Selon plusieurs sources locales, des renforts en hommes et en moyens logistiques sont arrivés du côté de l'AFC/M23. Ces mouvements font craindre une nouvelle intensification des affrontements dans cette partie du territoire de Masisi.
Ce lundi, des détonations d'armes lourdes et légères ont été entendues sur la colline de Burora, située à proximité de Ngungu et de Kasake. D'après les témoignages recueillis dans la zone, ces tirs seraient liés à la reprise des offensives menées par les rebelles de l'AFC/M23, qui chercheraient à reconquérir certaines positions perdues au cours de la semaine précédente.
La reprise des combats a également provoqué de nouveaux déplacements de populations. Des habitants qui venaient de regagner le village de Remeka ont de nouveau fui leurs domiciles ce lundi matin, craignant pour leur sécurité.
Cette situation illustre la précarité du retour des personnes déplacées dans les zones récemment touchées par les combats. Malgré les périodes d'accalmie et les changements de contrôle territorial, l'absence de garanties sécuritaires durables expose les populations à de nouvelles vagues de déplacement.
Dans le territoire voisin de Walikale, notamment dans le groupement Kisimba, la situation reste relativement calme sur plusieurs lignes de front, selon les informations recueillies auprès de sources locales.
À Mindjendje, Mpety et dans leurs environs, les positions sont sous contrôle des FARDC et des wazalendo. Aucun affrontement majeur n'a été signalé dans ces secteurs depuis le week-end dernier.
Cependant, des mouvements de renforts attribués à l'AFC/M23 continuent d'être observés dans les zones d'Ihula et de Malemo. Cette situation alimente les inquiétudes concernant une éventuelle évolution de la situation sécuritaire sur cet axe.
Les développements enregistrés à Masisi et Walikale s'inscrivent dans une séquence de combats ayant affecté plusieurs localités du Nord-Kivu au cours des dernières semaines. Dans le territoire de Masisi, des affrontements ont notamment été rapportés dans les environs de Ngululu, Miko, Katuunda, Remeka, Miano, Kaleta et Kasake, entraînant des changements de contrôle de certaines positions et des mouvements de populations.
Dans le territoire de Walikale, les tensions ont également concerné plusieurs secteurs, dont le groupement Kisimba. Les combats et la présence de groupes armés continuent de perturber la circulation des personnes, l'accès aux services essentiels et les activités économiques des communautés locales.
La persistance des déplacements de populations, notamment après de brèves périodes d'accalmie, témoigne des difficultés auxquelles sont confrontés les habitants qui tentent de retourner dans leurs villages. L'évolution de la situation dépendra notamment des mouvements des forces en présence, de la stabilité des positions militaires et des éventuelles initiatives visant à réduire les affrontements.
La reprise des combats autour de la colline Burora et le nouveau départ des habitants de Remeka soulèvent des préoccupations humanitaires, particulièrement pour les familles qui avaient récemment regagné leurs localités d'origine.