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Accusations de pollution de l’air à Fungurume : TFM répond à Mazingira et Resource Matters

Photo d'illustration

Dans un rapport d’enquête intitulé « Pollution de l’air à Fungurume : Manomapia suffoque sous l’usine 30K ? », publié le lundi 21 septembre 2026, le consortium Mazingira Pour Tous, avec l’appui de Resource Matters, documente les impacts sanitaires et environnementaux de la pollution atmosphérique générée par l’usine 30K de Tenke Fungurume Mining (TFM) sur les communautés riveraines de Fungurume.

Selon le rapport, les résultats sont alarmants : des concentrations de dioxyde de soufre (SO₂) 3,7 fois supérieures aux seuils de l’OMS et une prévalence de symptômes respiratoires et oculaires jusqu’à 90 fois plus élevée dans la zone exposée que dans les zones témoins.

À cet effet, le consortium Mazingira Pour Tous appelle les autorités nationales et provinciales à diligenter une inspection mixte associant des experts indépendants, les ministères compétents et des représentants de TFM, dont les résultats devraient être rendus publics.

La plateforme recommande également aux autorités d’assurer la prise en charge médicale intégrale des populations affectées par les symptômes documentés et de créer un fonds d’indemnisation transparent au bénéfice des victimes et de leurs familles. Elle préconise aussi l’élaboration d’une norme nationale de qualité de l’air pour le SO₂, alignée sur les recommandations de l’OMS.

Mazingira demande par ailleurs à TFM d’installer de toute urgence des systèmes de filtration et des cheminées adéquates afin de réduire fortement les émissions polluantes, et de publier en temps réel les données issues de la surveillance atmosphérique. L’entreprise est également appelée à établir un dialogue sincère avec les communautés et à documenter ses réponses aux préoccupations soulevées.

La plateforme recommande enfin la mise en place par TFM d’un fonds destiné à la prise en charge des soins et à l’indemnisation des populations affectées, ce qui, selon elle, reviendrait à reconnaître sa responsabilité dans cette crise sanitaire.

Éléments d’information et de clarification apportés par TFM

En réaction à ce rapport d’enquête, Tenke Fungurume Mining (TFM), dans un souci de transparence et de dialogue constructif, apporte les éléments d’information et de clarification ci-après.

Émissions de dioxyde de soufre (SO₂)

En l’absence d’informations détaillées concernant la calibration des instruments de mesure utilisés, les points de mesure retenus, les méthodes d’échantillonnage et de traitement des données, ainsi que les conditions météorologiques prévalant au cours de la période de mesure, TFM affirme ne pas être en mesure de vérifier la fiabilité de la méthodologie utilisée ni la validité des résultats présentés dans le rapport.

TFM indique comprendre que les activités minières et de traitement peuvent être à l’origine d’émissions atmosphériques et se dit pleinement consciente des préoccupations exprimées par les communautés riveraines quant à leurs éventuels impacts sur la qualité de l’air. À ce titre, la société affirme adopter une approche préventive et fondée sur les données, reposant sur la surveillance, le contrôle et l’amélioration continue afin de gérer ses émissions atmosphériques.

TFM indique mettre en œuvre un dispositif de surveillance de la qualité de l’air combinant des mesures passives et actives. La surveillance passive du SO₂ fonctionne en continu, 24 heures sur 24. Les points de surveillance sont sélectionnés sur une base scientifique, notamment à partir de la rose des vents et des modèles de dispersion atmosphérique établis par Airshed dans le cadre des études réalisées pour Skyside, avec une attention particulière portée aux zones sensibles susceptibles d’être affectées.

Des mesures actives sont également réalisées au niveau des points de contrôle pertinents du processus de production. Selon TFM, l’ensemble des données de surveillance recueillies entre janvier 2025 et août 2026 montre que les concentrations de SO₂ dans l’air ambiant sont demeurées dans les limites applicables prévues à l’Annexe VIII du Règlement minier de la République démocratique du Congo, à savoir une moyenne annuelle de 100 µg/m³ (0,039 ppm) et une moyenne horaire de 500 µg/m³ (0,194 ppm).

Ces résultats sont également évalués au regard de références internationales pertinentes, notamment les lignes directrices environnementales, sanitaires et sécuritaires de la Société financière internationale (IFC), qui font notamment référence aux lignes directrices de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) relatives à la qualité de l’air ambiant, avec une valeur indicative de 125 µg/m³ (0,048 ppm) pour une moyenne sur 24 heures et de 500 µg/m³ (0,194 ppm) pour une moyenne sur 10 minutes.

Les données de surveillance de l’impact sur la qualité de l’air recueillies par le tiers indépendant Skyside depuis le début de l’année 2024 corroboreraient également ces constats. Elles indiquent que, pour l’ensemble des points sensibles situés dans la zone d’étude présentée ci-après, les concentrations modélisées de SO₂ attribuables aux activités de TFM demeurent conformes aux valeurs limites journalières et annuelles applicables en RDC.

Dans le cadre de ses opérations, TFM affirme utiliser également des systèmes de lavage aux solutions de soude caustique (caustic soda scrubbers) afin de neutraliser le SO₂ présent dans les émissions. La société indique par ailleurs avoir mis en place un dispositif quotidien de surveillance et de reporting permettant d’identifier rapidement toute anomalie et d’en assurer l’analyse et le suivi.

À ce jour, TFM affirme qu’aucun dépassement des normes d’émission applicables n’a été constaté.

Absence de systèmes de filtration adéquats

Le rapport de Mazingira affirme que l’usine 30K ne dispose pas de systèmes de filtration et de cheminées adéquates pour réduire les émissions toxiques. Le consortium demande à TFM de préciser la configuration actuelle de ses équipements de contrôle des émissions atmosphériques ainsi que les investissements réalisés ou envisagés dans ce domaine.

En réponse, TFM affirme que les zones du procédé de l’usine 30K concernées par les émissions de SO₂, notamment les sections de grillage et de lixiviation, sont toutes équipées de dispositifs de traitement des gaz résiduaires ainsi que de systèmes de surveillance en continu.

I. Dispositifs d’absorption du SO₂ au niveau des procédés de grillage et de production d’acide sulfurique

Des dispositifs d’absorption du SO₂ distincts sont installés au niveau du procédé de grillage et de l’unité de production d’acide sulfurique. Leur fonctionnement et leurs principaux dispositifs de contrôle sont décrits ci-après.

1. Tour de sécurité du procédé de grillage

La tour de grillage utilise une solution d’hydroxyde de sodium (soude caustique) pour traiter et neutraliser le SO₂ contenu dans les gaz de procédé. Le principe consiste à faire circuler la solution depuis la partie inférieure de la tour vers un distributeur situé dans sa partie supérieure, au moyen d’une pompe de recirculation. La solution est ensuite pulvérisée vers le bas et entre en contact à contre-courant avec les gaz ascendants, permettant ainsi une absorption efficace du SO₂.

L’hydroxyde de sodium solide est dissous dans une cuve dédiée afin de préparer une solution à 50 %, laquelle est ensuite introduite en continu dans la solution de circulation de la tour au moyen d’une pompe dédiée. Le pH de la solution de circulation fait l’objet d’une surveillance en temps réel et est maintenu à une valeur supérieure ou égale à 7, afin de préserver l’efficacité du traitement et de garantir le respect des exigences applicables en matière d’émissions.

2. Tour d’absorption de l’unité de production d’acide sulfurique

L’unité de production d’acide sulfurique utilise une solution à base d’amines organiques pour absorber le SO₂. La concentration de la solution est maintenue entre 15 % et 25 %, une plage permettant d’assurer une efficacité optimale du traitement.

Le procédé repose sur un système de circulation et de régénération. Après absorption du SO₂, la solution d’amines est acheminée vers une tour de régénération où le SO₂ absorbé est désorbé, puis remis en circulation. Ce procédé permet de réutiliser la solution et d’en limiter le renouvellement.

Une faible quantité d’amines peut être perdue au cours du contact avec les gaz, entraînant une diminution progressive de la concentration de la solution. Un appoint en amines est alors effectué environ une fois par semaine afin de maintenir la concentration dans la plage de fonctionnement requise et d’assurer une efficacité stable du traitement.

II. Dispositif d’absorption du SO₂ au niveau du procédé de lixiviation

Le dispositif de traitement des gaz contenant du SO₂ générés au niveau du procédé de lixiviation comprend principalement un ventilateur et une tour d’absorption en PRV (plastique renforcé de fibres de verre).

Le ventilateur, d’une puissance de 90 kW, présente un débit d’air de 45 000 m³/h (CMH) et une pression de 3 500 Pa. Il permet d’acheminer les gaz contenant du soufre générés au niveau des cuves de lixiviation vers la tour d’absorption pour y être traités.

La tour d’absorption est principalement constituée de PRV, matériau présentant une bonne résistance à la corrosion et aux températures élevées, permettant ainsi d’assurer un traitement durable et stable des gaz contenant des composés soufrés.

3. Systèmes de surveillance en continu du SO₂

Afin d’assurer une surveillance en temps réel de la concentration de SO₂ après traitement, les procédés de grillage, de production d’acide sulfurique et de lixiviation sont chacun équipés d’analyseurs de SO₂ en continu, installés à proximité des points de rejet.

Ces analyseurs permettent de mesurer et de transmettre en temps réel les concentrations de SO₂ et fournissent ainsi des données permettant d’évaluer l’efficacité des dispositifs de traitement. Les données enregistrées peuvent être consultées via le système DCS (Distributed Control System), qui permet notamment de générer des courbes de tendance en temps réel et d’assurer la traçabilité des performances du système de désulfuration.

Dans le cadre de l’évaluation des performances des dispositifs de traitement, TFM applique une valeur de référence de 450 mg/Nm³ pour les émissions de SO₂, en tenant notamment compte des références pertinentes des lignes directrices environnementales, sanitaires et sécuritaires de l’IFC.

Les données de surveillance disponibles indiquent que les émissions sont demeurées inférieures à cette valeur de référence tout au long de l’année 2025 ainsi que depuis le début de l’année 2026 jusqu’à ce jour.

EIES et PGES

Selon Mazingira, le résumé de l’EIES de l’usine 30K n’est pas accessible au public. Le consortium demande à TFM de lui fournir le résumé de l’étude d’impact environnemental et social (EIES), les mesures de suivi mises en œuvre et de lui indiquer si des audits de conformité internes ou externes ont été réalisés depuis la mise en service de l’usine en 2023.

Le Plan de gestion environnementale et sociale (PGES), annexé à notre étude d’impact environnemental et social (EIES), comporte, dans son chapitre 5.3, des mesures spécifiquement consacrées à la gestion de la qualité de l’air, dont un résumé est présenté ci-après :

Les polluants gazeux, à savoir le dioxyde de soufre (SO₂), étaient nettement inférieurs aux normes internationales et sanitaires de la RDC appliquées à tous les récepteurs sensibles. Un programme de surveillance de la qualité de l’air doit être mis en œuvre sur le site de l’usine pendant la phase d’exploitation afin de surveiller le SO₂. La qualité de l’air ambiant est surveillée régulièrement et périodiquement à divers endroits autour de la concession de TFM pour le SO₂. TFM exploite des systèmes de surveillance continue des émissions de SO₂ dans chaque usine d’acide ainsi que des cheminées équipées d’épurateurs dans le système de lixiviation.

S’agissant des audits internes ou externes de conformité réalisés depuis la mise en service de l’usine 30K en 2023, TFM indique faire régulièrement l’objet d’audits menés par des organismes tiers indépendants afin d’évaluer ses systèmes de management environnemental, de la qualité, ainsi que de la santé et de la sécurité au travail.

À ce titre, TFM affirme continuer à satisfaire aux audits annuels de certification de ses systèmes de management conformément aux normes ISO 14001, ISO 45001 et ISO 9001.

Impacts sanitaires documentés

L’enquête de Mazingira a révélé des écarts entre Mano Mapia (zone exposée) et Mutende (zone témoin) : chatouillement oculaire (40,7 % contre 0 %), chatouillement nasal (88,3 % contre 30,8 %), odeur irritante (90,3 % contre 0 %) et épistaxis (17,5 % contre 0 %).

Quelle est votre analyse de ces données et quelles mesures concrètes avez-vous prises pour protéger la santé des populations riveraines ?

TFM affirme accorder la plus grande importance à la santé et à la sécurité des populations riveraines. S’agissant des problèmes de santé rapportés au sein de la communauté de Manomapia et de leur éventuel lien avec les activités de l’usine 30K de TFM, la société indique que les données de surveillance et les résultats des évaluations dont elle dispose à ce jour ne permettent pas d’établir l’existence d’un lien de causalité direct entre les symptômes rapportés et les activités opérationnelles de l’usine 30K.

En ce qui concerne les cas d’irritation oculaire, d’irritation nasale, d’odeurs irritantes et d’épistaxis mentionnés dans la correspondance, TFM estime que l’établissement scientifique d’un éventuel lien de causalité avec une activité industrielle donnée nécessite de prendre en considération plusieurs éléments, notamment les dossiers médicaux des personnes concernées, la chronologie d’apparition des symptômes, les niveaux réels d’exposition, la durée de cette exposition, ainsi que d’autres facteurs environnementaux et non environnementaux susceptibles d’influencer la santé.

À ce jour, TFM affirme n’avoir connaissance d’aucune conclusion officielle émanant des autorités sanitaires compétentes, ni d’aucune étude épidémiologique ou scientifique indépendante permettant d’établir un lien de causalité entre les effets sanitaires allégués et les activités de TFM.

Par ailleurs, parmi les employés de l’usine 30K, qui constituent le groupe de travailleurs le plus proche des sources d’émission, aucun cas de maladie ou de décès attribuable à une exposition au SO₂ n’aurait, à ce jour, été enregistré par TFM.

En matière de protection des populations riveraines, TFM affirme avoir toujours adopté une approche préventive visant à réduire les risques d’exposition des communautés. La société soutient la mise en œuvre du relogement des populations résidant aux abords de l’usine 30K et œuvre à maintenir une zone tampon de sécurité d’au moins un kilomètre entre les zones d’habitation des communautés et les installations industrielles, conformément aux pratiques applicables en matière de sécurité industrielle.

Parallèlement, TFM assure un suivi et une gestion continue des émissions de l’usine 30K afin de veiller à leur conformité avec les lois, règlements et normes applicables en République démocratique du Congo, tout en tenant compte des bonnes pratiques internationales, notamment des référentiels pertinents de l’IFC.

Selon les résultats des mesures effectuées par l’organisme tiers spécialisé dans la surveillance de la qualité de l’air, Skyside, ainsi que par le département HSE de TFM, les émissions de SO₂ de l’usine 30K sont demeurées, pendant les périodes couvertes par les campagnes de surveillance, dans les limites de sécurité applicables.

Les données de surveillance environnementale disponibles à ce jour ne font par ailleurs apparaître aucun dépassement des seuils applicables. TFM affirme qu’elle continuera à placer la santé des populations et la sécurité environnementale au cœur de ses priorités et poursuivra, à ce titre, ses activités de surveillance environnementale ainsi que les mesures nécessaires à la prévention et à la maîtrise des risques potentiels.

Cadres de concertation inefficaces

Selon le rapport de Mazingira, les entretiens qualitatifs reconnaissent l’existence des cadres de concertation, mais les décrivent comme des « monologues » ou des « formalités », vidés de leur substance. Le consortium souhaite connaître l’évaluation de ces mécanismes de dialogue ainsi que les améliorations concrètes envisagées par TFM pour rétablir un dialogue sincère avec les communautés.

TFM indique comprendre et accorder une grande importance aux préoccupations exprimées par les populations riveraines par l’intermédiaire de Mazingira Pour Tous. La société estime que toute réponse appropriée aux préoccupations des différentes parties prenantes doit reposer sur des données factuelles, des évaluations indépendantes, une communication transparente ainsi que sur un engagement constant en faveur de l’amélioration continue.

Le mécanisme de gestion des plaintes de TFM demeure accessible aux communautés et fait régulièrement l’objet d’actions d’information et de sensibilisation auprès des populations riveraines, afin de les encourager à faire part de leurs préoccupations, observations ou suggestions par les canaux existants.

Par ailleurs, la société maintient un dialogue régulier avec les différentes parties prenantes à travers plusieurs plateformes de consultation et de communication, permettant notamment d’échanger sur les préoccupations soulevées et d’y apporter les réponses appropriées.

Le mécanisme de gestion des plaintes de TFM offre aux membres des communautés ainsi qu’aux autres parties prenantes concernées un moyen accessible de faire part de leurs préoccupations, lesquelles font l’objet d’un examen et d’un suivi conformément aux procédures applicables. Lorsque les circonstances le permettent, des solutions ou des mesures de remédiation appropriées sont recherchées.

Toutes les plaintes reçues sont dûment enregistrées, examinées et suivies dans le cadre des procédures établies. Il n’est pas demandé aux plaignants d’accepter les conclusions ou les solutions proposées dans le cadre du mécanisme interne de TFM.

Lorsqu’une plainte ne peut être résolue de manière satisfaisante dans ce cadre, le plaignant peut solliciter l’intervention du Comité de médiation indépendant (ICM), qui constitue un mécanisme alternatif de médiation et de réexamen.

Le recours au mécanisme interne de TFM ou à l’ICM ne prive aucun plaignant de son droit de rechercher d’autres voies de recours prévues par la législation applicable. Il ne fait pas obstacle à la possibilité de saisir toute juridiction compétente ou toute autorité habilitée à connaître de la question concernée.

En tant qu’entreprise implantée à Fungurume et engagée dans le développement de la région et des communautés locales, TFM considère les communautés comme l’une de ses principales parties prenantes et attache une grande valeur à la relation de confiance construite au fil des années avec celles-ci.

TFM affirme qu’elle continuera à écouter les préoccupations des communautés, à maintenir un dialogue ouvert avec ses parties prenantes et à contribuer, avec les autorités compétentes, les communautés et les autres acteurs concernés, à une évaluation objective et complète des questions soulevées.

TFM se dit convaincue qu’une participation communautaire véritablement efficace repose sur un dialogue continu, le respect mutuel et des actions concrètes. À cet égard, la société poursuivra l’amélioration de ses mécanismes existants, notamment afin de renforcer le retour d’information et le suivi des préoccupations exprimées par les communautés, et de veiller à ce que celles-ci soient entendues, enregistrées, examinées, traitées et suivies de manière appropriée.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur Exécutif, l’expression de notre très haute considération.

Li Leizhong
Directeur Général
TENKE FUNGURUME MINING S.A. 

 


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