New York (États-Unis), la ville qui abrite le siège des Nations Unies accueille actuellement des délégations venues de quatre coins du monde à l’occasion de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies (UNGA81). Cette session 2026 est placée sous le thème : « Rétablir la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous ».
En marge de ces assises prévues du 22 au 28 septembre 2026, Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine (UA), a coprésidé dimanche 20 septembre, avec le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, une réunion de haut niveau ONU-UA consacrée au renforcement de la coopération entre les deux institutions.
Selon le compte rendu publié par l’Union africaine, cette réunion a réaffirmé l’engagement commun à soutenir les efforts de l’Afrique pour relever ses défis structurels et à promouvoir un ordre international plus équitable, notamment à travers la réforme de l’architecture financière internationale, la viabilité de la dette et une meilleure valorisation des ressources minérales critiques africaines.
Parmi les différentes crises continentales évoquées au cours de cette réunion figurait également la situation sécuritaire dans l’Est RDC. Les échanges ont notamment porté sur l’évolution de la situation en RDC ainsi que sur le soutien continu à la médiation menée par le Togo dans le cadre de la crise congolaise.
« En matière de paix et de sécurité, la réunion a souligné la nécessité de renforcer l’architecture de paix et de sécurité de l’Afrique, de consolider la diplomatie préventive et la médiation, et de veiller à ce que les ressources nécessaires soient disponibles pour promouvoir des solutions africaines aux défis africains. La discussion a également porté sur l’évolution de la situation au Sahel, en Libye, au Soudan, au Soudan du Sud, en Somalie et en République démocratique du Congo, notamment sur le soutien continu apporté à la médiation menée par le Togo en RDC », rapporte l’Union africaine.
Cette rencontre intervient dans un contexte où, au mois de juillet 2026, le panel de facilitateurs de l’Union africaine avait adopté une feuille de route de six mois ainsi qu’un plan d’action opérationnel destinés à faire avancer le processus de paix conduit par l’organisation panafricaine dans l’Est de la RDC, à l’issue d’une réunion tenue les 25 et 26 juillet à Gaborone, au Botswana.
Le document couvre la période allant de juillet à décembre 2026 et fixe des actions prioritaires dans plusieurs domaines, notamment la coordination et l’appui stratégique, l’analyse politique, les questions militaires et sécuritaires, l’accès humanitaire, le dialogue avec les groupes armés, la coopération économique régionale et les ressources naturelles, ainsi que la réconciliation et l’implication de la société civile, des femmes et des jeunes.
Cette feuille de route vise à fournir un cadre coordonné permettant au panel de facilitateurs et au Secrétariat conjoint indépendant (Independent Joint Secrétariat, IJS) de soutenir les efforts du médiateur de l’UA, d’accompagner la mise en œuvre des engagements déjà pris, de renforcer la coordination avec les processus de Washington et de Doha et d’organiser des actions aux niveaux politique, technique et sur le terrain.
Le plan prévoit également des mécanismes de suivi, notamment à travers des rapports réguliers, des analyses conjointes, des missions de terrain, une mobilisation des ressources ainsi qu’une coordination avec les partenaires régionaux et internationaux.
Cette réunion de haut niveau avait été précédée, le 24 juillet, d’une rencontre technique préparatoire réunissant notamment la Commission de l’Union africaine, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), le Secrétariat conjoint indépendant ainsi que des représentants spéciaux de l’UA dans la région, avec le soutien du gouvernement botswanais et de partenaires internationaux
Clément MUAMBA