L’ancien président de la Fédération Congolaise de Football Association (Fécofa), Constant Omari Selemani, est revenu sur la problématique des infrastructures sportives en République Démocratique du Congo (RDC) et notamment sur une proposition de la mise en place d’une société pour la gestion leur gestion. Il l’a dit au cours d’un Space animé par Stanis Bujakera.
Pour lui, un travail dans ce sens était déjà fait pour doter le pays d’une structure pareille mais c’est la lourdeur administrative qui a fait que les choses ne puissent et évoluer dans le bon chemin.
«J’ai tout un dossier pour la création d’une société de gestion des stades. Nous y avions travaillé avec le feu Barthélemy Okito, l’ancien secrétaire général aux sports et tout dépendait des décisions politiques mais apparemment les choses n’ont pas évolué. Nous étions déjà conscients et cela a été toujours mon idée parce que l’Etat ne peut pas être grossiste et épicier à la fois. L’Etat construit des infrastructures qu’il cède à une société qu’il a crée et c’est cette dernière qui s’occupe de leur gestion. Malheureusement, nous n’avons pas encore atteint ce niveau de culture parce que tous les ministres pensent que s’ils laissent la gestion des stades, ils croient qu’ils ratent des petits frais des matchs et consorts», a-t-il déclaré.
Pour rappel, Constant Omari Selemani a dirigé la Fécofa durant 18 ans et aura été un des vice-présidents de la Confédération Africaine de Football (CAF), un poste qu’aucun congolais n’avait brigué jusqu’ici. Ce qui était une véritable ascension sur le plan personnel mais malheureusement terni par sa supension par la Commission d’Ethique de la FIFA, qu’il a qualifié de «Police Politique», pour avoir bénéficié de certaines libéralités de la société Lagardère (les détenteurs des droits commerciaux de la CAF à l’époque) lors des négociations de la révisitation du contrat entre les deux parties.
Michel TOBO