Invité mardi du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, Carly Nzanzu Kasivita, vice-président de la commission Défense et sécurité de l'Assemblée nationale, a mis en garde contre la normalisation d'un dispositif censé rester temporaire.
« La philosophie de l'état de siège, ça devrait être ponctuel », a-t-il rappelé, avant d'alerter : « On ne devrait pas donner l'impression que c'est devenu le mode de gouvernance en République démocratique du Congo. »
Pour l'élu, si le maintien du régime d'exception devait néanmoins se poursuivre, des garde-fous seraient indispensables : « Si on maintient [l'état de siège], il ne faut pas rester dans la routine. Il faut renforcer des actions [...] il faut qu'il y ait des dispositifs qui vont permettre à ce que la population puisse sortir de ces régimes d'exception le plus vite possible. »
Une prise de position qui rejoint son constat plus large sur les libertés individuelles restreintes par ce régime depuis plus de cinq ans, ainsi que sur l'absence de contrôle démocratique des autorités militaires en place : « Il n'y a pas de contrôle. [...] Mais qui contrôle les exécutifs militaires ? »