Les combats qui ont opposé, pendant près d'une semaine, les rebelles de l'AFC/M23 aux combattants wazalendo dans le sud du territoire de Masisi, au Nord-Kivu, ont laissé place à un calme précaire dans plusieurs villages. Les affrontements, déclenchés le vendredi 24 juillet, ont profondément perturbé la vie des populations civiles et provoqué d'importants déplacements.
Selon plusieurs sources locales, les échanges de tirs à l'arme lourde et légère se sont concentrés dans les groupements de Kibabi I, Kibabi II et Ufamandu I, où les deux camps se sont disputés le contrôle de certaines positions stratégiques.
Dans le groupement Ufamandu I, en chefferie des Bahunde, les habitants des villages de Kasoko, Mushebere et des localités environnantes ont été contraints d'abandonner leurs habitations pour se mettre à l'abri des combats. La même situation a été observée dans les groupements de Kibabi I, en chefferie des Bahunde, et de Kibabi II, situé dans le secteur de Katoyi, où les affrontements ont atteint une forte intensité.
Face à cette détérioration de la situation sécuritaire, de nombreuses familles ont fui vers des zones jugées plus sûres. La majorité des déplacés a trouvé refuge dans la cité de Ngungu, où elles espèrent pouvoir bénéficier d'une meilleure protection en attendant une amélioration de la situation.
Bien qu'un calme relatif soit actuellement observé dans les zones touchées, les habitants restent dans l'incertitude, redoutant une reprise des hostilités.