La République Populaire de Chine a réaffirmé sa volonté de poursuivre et de renforcer son appui aux pays africains confrontés à l’épidémie d’Ebola, à l’occasion de la réunion de haut niveau des chefs d’État et de gouvernement africains et de leurs partenaires consacrée à cette maladie, tenue mardi 16 juin par visioconférence.
Intervenant au nom du gouvernement chinois, le vice-Premier ministre Liu Guozhong a souligné l’engagement de Pékin à accompagner les efforts du continent africain dans la lutte contre les urgences sanitaires.
Il a rappelé que la coopération sino-africaine en matière de santé s’inscrivait dans la vision d’une « communauté d’avenir partagé pour l’humanité » et d’une « communauté mondiale de santé pour tous ».
« La Chine est prête à apporter davantage de soutien médical à l’Afrique dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine », a déclaré Liu Guozhong, également membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois.
Le responsable chinois a mis en avant les actions déjà entreprises par son pays pour soutenir la riposte contre Ebola, notamment en République démocratique du Congo. Selon lui, la Chine a fourni une aide humanitaire d’urgence à la RDC ainsi qu’à l’Union africaine, tout en déployant des équipes d’experts médicaux sur le terrain. Il a également indiqué que près de 1.000 professionnels de santé chinois travaillent actuellement dans plusieurs pays africains aux côtés des personnels locaux afin de renforcer les capacités de prise en charge et de prévention des maladies.
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Cette déclaration intervient alors que la République démocratique du Congo fait face à sa 17e épidémie d’Ebola depuis l’identification du virus en 1976. La flambée actuelle a été officiellement déclarée le 15 mai dernier par le ministère congolais de la Santé après la confirmation de plusieurs cas dans la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie. Les zones de santé de Mongbwalu, Rwampara et Bunia figurent parmi les foyers les plus touchés.
Selon les dernières données communiquées par les autorités sanitaires congolaises, le nombre de cas confirmés a désormais dépassé le seuil de 1 000. À la date du 22 juin, le pays recensait précisément 1 003 cas confirmés, dont 254 décès et une centaine de guérisons. Les autorités sanitaires redoutent toutefois que l’ampleur réelle de l’épidémie soit plus importante en raison des difficultés de surveillance et du faible niveau de traçage des contacts dans certaines zones affectées.
L’épidémie, provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, s’est propagée au-delà de l’Ituri pour atteindre certaines zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Cette souche est particulièrement préoccupante car aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’est actuellement disponible à grande échelle, compliquant davantage les efforts de riposte.
Les acteurs de la réponse font également face à plusieurs défis, notamment l’insécurité persistante dans l’est du pays, les déplacements de populations, la méfiance de certaines communautés envers les équipes sanitaires et les difficultés d’accès à certaines localités. Des organisations humanitaires estiment ainsi que les chiffres officiels pourraient sous-estimer la réalité de la situation sur le terrain.
La Chine a par ailleurs appelé la communauté internationale à renforcer la solidarité et la coopération afin d’accroître l’assistance apportée aux pays affectés par l’épidémie.
Présidée par le chef de l’État burundais et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, la réunion a réuni des dirigeants de plus d’une dizaine de pays africains, dont l’Afrique du Sud, la Guinée équatoriale et le Zimbabwe. Des représentants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), d’organisations régionales ainsi que plusieurs partenaires internationaux y ont également pris part.
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Kuzamba Mbuangu