Patrick Nkanga Bekonda, rapporteur du bureau politique du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), a annoncé son départ du parti et la fin de ses responsabilités, invoquant des raisons de convenance personnelle, dans un communiqué signé transmis lundi.
Il présente cette décision comme « lourde et pénible » et indique vouloir prendre un temps de réflexion avant de définir une nouvelle orientation politique.
Patrick Nkanga affirme avoir milité exclusivement au PPRD depuis 2006. Il rappelle avoir dirigé la jeunesse du parti avant d’exercer les fonctions de rapporteur de son bureau politique, qu’il décrit comme son instance décisionnelle.
Au pouvoir comme dans l’opposition, il dit avoir assumé son engagement avec l’espoir de reconquérir le pouvoir par les voies démocratiques. Il évoque également les sacrifices personnels, professionnels et familiaux consentis avec d’autres membres au cours des dernières années.
Tout en annonçant son départ, il exprime sa reconnaissance envers le PPRD pour l’expérience politique acquise et la confiance qui lui a été accordée.
Pour la suite, Patrick Nkanga envisage de construire, avec d’autres compatriotes, une alternative de gouvernance reposant sur la force des idées et sur des valeurs patriotiques, pacifiques et républicaines. Il ne précise ni le calendrier de cette démarche ni les personnes avec lesquelles il pourrait s’associer.
Ce départ est annoncé le jour de la création, à Goma, du Front pour la refondation de la nation (FRN), dirigé par Joseph Kabila. La déclaration de ce mouvement politico-militaire prévoit de combattre ce qu’il qualifie de « tyrannie », y compris par la force.
Le communiqué de Patrick Nkanga ne cite toutefois ni le FRN ni Joseph Kabila et n’établit pas explicitement de lien entre cette annonce et sa décision.
Allegra Fosh Ngalula, vice-présidente de la ligue des jeunes du PPRD, a également annoncé sa démission dans une lettre datée du 12 octobre. Elle y exprime sa désolidarisation de toute initiative susceptible de perturber la paix ou de déstabiliser les institutions en RDC.