Face à l’occupation persistante de plusieurs territoires de la République démocratique du Congo, notamment les villes de Goma et de Bukavu, respectivement au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, le député national Léonard She Okitundu s’engage à son tour dans la mobilisation en faveur de sanctions contre les rebelles de l’AFC/M23 et le Rwanda, accusé par Kinshasa de soutenir cette rébellion.
Ce samedi 10 octobre, à Kinshasa, l’ancien ministre des Affaires étrangères a procédé au lancement d’une initiative citoyenne dénommée Dynamique article 52 de la Constitution (D52). Fondée sur cette disposition de la loi fondamentale qui garantit aux Congolais le droit à la paix et à la sécurité, cette structure entend élever la voix, « avec la plus grande fermeté », pour obtenir la condamnation de l’insurrection du M23 et de ce qu’elle qualifie d’agression rwandaise contre la RDC.
« La paix et la sécurité de chaque Congolais sont non négligeables, et la trahison de ceux qui s’allient à l’agresseur doit être impitoyablement réprouvée par l’histoire, dans la mesure où elle viole de manière crasse respectivement la Constitution et la Charte des Nations unies », a déclaré Léonard She Okitundu.
Estimant que la patrie « est en danger », l’ancien chef de la diplomatie congolaise appelle ses compatriotes à ne pas baisser la garde. À travers la D52, il entend notamment promouvoir l’éveil de la conscience patriotique et soutenir la tenue du dialogue annoncé, dans un contexte marqué par l’agression dont le pays est victime dans sa partie orientale.
« Exigeons le respect rigoureux de l’article 52 de notre Constitution ainsi que la mise en œuvre effective de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies », a-t-il insisté.
Sur le plan opérationnel, la D52 ambitionne de poursuivre la sensibilisation patriotique auprès de toutes les couches de la société congolaise. Elle prévoit également d’engager des démarches de plaidoyer diplomatique auprès des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, qui disposent du droit de veto et dont les représentations sont présentes à Kinshasa.
La dynamique compte aussi solliciter l’Union africaine et l’Union européenne afin de plaider pour l’application effective des décisions internationales visant à répondre à la crise sécuritaire dans l’est de la RDC. Elle redoute que les résolutions adoptées restent « lettre morte » si elles ne sont pas suivies d’actions concrètes.
Samyr LUKOMBO