You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Diaporama
Slide 1 selected
Catégorie

Peter Kazadi à Kabila : « Il doit dire au peuple : j'avais construit et j'ai décidé de détruire »

Photos Droits tiers

Les initiatives annoncées par Joseph Kabila ne surprennent pas le pouvoir, selon Peter Kazadi. Intervenant vendredi lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, le haut cadre de l'UDPS a réitéré ses accusations contre l'ancien président. Il l'a présenté comme « le chef du M23 » et « l'allié principal des Rwandais ».

Pour Peter Kazadi, Joseph Kabila est « déjà dans l'action ». La seule annonce qu'il pourrait encore faire serait, selon lui, de déclarer publiquement qu'il prend officiellement la direction de la rébellion. Le cadre de l'UDPS estime que l'ancien chef de l'État a été « surpris » par la résistance de l'armée et de la population. Il aurait cru que cette rébellion progresserait comme l'AFDL. Il accuse aussi Joseph Kabila d'avoir envoyé Corneille Nangaa à la rébellion et de s'être allié aux Rwandais « pour tuer des Congolais ».

Répondant à Seth Kikuni, qui évoquait une « crise existentielle », Peter Kazadi a renvoyé la question de la responsabilité à l'ancien président. Il concède que Joseph Kabila a laissé en 2019 un pays réunifié et meilleur qu'en 2001. Mais il lui reproche d'avoir pris les armes « pour détruire ce qu'il a laissé ». « Il doit assumer ses actes et dire au peuple : j'avais construit et j'ai décidé de détruire », a-t-il lancé.

Interrogé sur l'accusation selon laquelle Félix Tshisekedi serait davantage « chef d'un clan » que chef de l'État, Peter Kazadi a défendu un président « rassembleur ». Il a cité la répartition géographique des principales institutions. Selon lui, le président de l'Assemblée nationale est originaire du Sud-Kivu, celui du Sénat et le chef d'état-major viennent du Katanga, le patron de l'ANR et un conseiller spécial sont du Bandundu, et la Première ministre est du Kongo-Central. « Le clan de Tshisekedi, c'est le Congo », a-t-il affirmé, rejetant toute accusation de tribalisme et de népotisme.

Face au reproche d'« incapacité avérée », le cadre de l'UDPS a invité Joseph Kabila à préciser le domaine visé. Sur le plan militaire, il affirme que l'armée, laissée « désarticulée », est en cours de réorganisation et « monte en puissance ». Sur le plan économique, il soutient que le budget de l'État est passé d'environ 5 milliards de dollars à plus de 25 milliards. Il a également mis en avant la construction de routes, d'universités et d'autres infrastructures sous le leadership de Félix Tshisekedi.