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Dialogue national: « Ce processus doit être inclusif et s’attaquer aux causes profondes du conflit » (Haut-Commissaire adjointe de l’ONU aux droits de l’homme)

Actualite.cd

Présenté comme une initiative conçue par des Congolais et pour les Congolais en vue de parvenir à la paix, à la cohésion et à la refondation de l’État, le dialogue national annoncé par le président de la République, Félix Tshisekedi continue de susciter l’attention des États du monde et des partenaires de la République démocratique du Congo. Selon Kinshasa, cette initiative est censée venir en appui aux efforts diplomatiques de Washington et de Doha.

Lors du dialogue interactif renforcé sur le rapport du Haut-Commissaire aux droits de l’homme sur la République démocratique du Congo, la Haut-Commissaire adjoint des Nations Unies aux droits de l'homme Awa Dabo, a salué vendredi 2 octobre 2026, cette initiative des autorités de la République démocratique du Congo. Il est nécessaire que ce dialogue revête un caractère « inclusif » et s’attaque aux causes profondes du conflit en République démocratique du Congo, a insisté Mme Awa Dabo. 

« Nous saluons l’annonce des autorités concernant leur intention d’organiser un dialogue national. Ce processus doit être inclusif et s’attaquer aux causes profondes du conflit, protéger l’espace civique et contribuer à l’instauration d’une paix durable. À cette fin, les autorités doivent garantir la participation effective des femmes, des jeunes, de la société civile, des défenseurs des droits humains, des journalistes et des communautés touchées », a déclaré la Haut-Commissaire adjointe aux droits de l’homme.

Awa Dabo a également rappelé l’importance de parvenir à une vision nationale partagée pour construire une société et une économie qui fonctionnent pour tous. Selon elle, investir dans les droits humains est essentiel à la fois pour la paix et le développement durable.

« Il est nécessaire d’avoir une vision nationale partagée pour une société et une économie qui fonctionnent pour tous, avec des recettes consacrées à de meilleurs soins de santé, à une éducation de qualité et à une protection sociale pour tous. Investir dans les droits humains est essentiel à la fois pour la paix et le développement durable. Nous appelons les États membres à continuer de soutenir les droits humains en RDC ».

L’initiative de dialogue national lancée par le président Félix Tshisekedi intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires en RDC. Annoncé officiellement au mois d’août 2026 comme un « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État », le processus doit, selon la Présidence, traiter les causes structurelles de l’instabilité du pays et s’étendre sur une période maximale de trois mois.

Cependant, son format suscite des désaccords au sein de la classe politique. Une partie de l’opposition conteste notamment les modalités du processus et réclame davantage de garanties quant à son caractère inclusif et consensuel. La question de la préparation, de la facilitation et de la participation des différentes forces politiques et sociales demeure ainsi au cœur des divergences autour de ce dialogue

Clément MUAMBA


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