Dans un mini-rapport consulté par ACTUALITE.CD, la coalition Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV) dénonce le déséquilibre de l’avenant 5 à la convention sino-congolaise, notamment un manque à gagner de 412,6 millions USD depuis sa signature en 2024.
Joint au téléphone ce mardi 6 octobre, Lewis Yola, membre actif et expert au sein du CNPAV, a expliqué que la principale préoccupation de la coalition était liée au risque de manque à gagner que représente cet avenant.
« Exactement, au niveau du CNPAV, nous avons publié notre analyse mise à jour sur le déséquilibre structurel qui perdure dans l’avenant 5. Qu’est-ce qui se passe exactement ? Déjà, s’il faut le rappeler, de 2024 (l’année de signature de l’avenant) jusqu’à ce jour (2026), la RDC a déjà perdu une somme de 400 millions de dollars », a, d’entrée de jeu, souligné Lewis Yola.
Lewis Yola explique :
« Dans son article 1er, alinéa 2, l’avenant 5 dit que si le cours du cuivre est vendu à 8 000 dollars, le financement des infrastructures va augmenter à 324 millions. Mais si le cours du cuivre diminue ne fût-ce que de 1 dollar, la République démocratique du Congo et la partie chinoise doivent endosser cette perte. Mais si le cours du cuivre dépasse 8 000 dollars, pendant ce temps, la RDC ne va rien gagner, à moins que le cours du cuivre atteigne 12 000 dollars. »
Le CNPAV rappelle que le cours du cuivre est négocié à plus de 8 000 dollars, et n’a pas encore atteint 12 000 dollars.
Cette situation est une injustice, estime Lewis Yola.
« C’est trop injuste. Parce qu’entre 8 000 et 12 000 dollars, la RDC… De 2024 à 2026, le cours du cuivre a connu une hausse vertigineuse. Le pays, lui, ne gagne rien. Le financement des infrastructures se comporte comme si le cours du cuivre se négociait toujours à 8 000 dollars. Ça, c’est vraiment un problème », conclut-il.
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