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RDC: Floribert Anzuluni présente à Denis Sassou-Nguesso l’état d’avancement du processus de démobilisation des FDLR

Photo d'illustration

Où en est la République démocratique du Congo dans le processus de démilitarisation, de démobilisation et de cantonnement des combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), l’un de ses engagements sécuritaires pris dans le cadre de l’Accord de paix de Washington signé avec le Rwanda sous les auspices des États-Unis d’Amérique ?

La question a été au cœur de l’audience que le chef de l’État congolais, Denis Sassou-Nguesso, a accordée, mercredi 30 septembre 2026, à la résidence du Plateau, au ministre de l’Intégration régionale de la République démocratique du Congo, Floribert Anzuluni. Ce dernier, rapporte la présidence de la République du Congo, était porteur d’un message du président Félix-Antoine Tshisekedi à son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso, concernant plus globalement le processus de paix dans l’est de la République démocratique du Congo.

Accompagné de Sumbu Sita Mambu, Haut Représentant du président Félix Tshisekedi, Floribert Anzuluni a fait savoir que Denis Sassou-Nguesso, étant engagé sur les questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs, il était nécessaire de revenir vers lui pour lui faire le point sur l’évolution de ce processus, censé contribuer à la stabilité dans la région, après une précédente tournée faisant suite à la signature du protocole d’accord entre Kinshasa et les FDLR.

« L’objet de notre rencontre concerne la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC de manière générale, mais plus particulièrement, nous sommes venus rendre compte au président Denis Sassou-Nguesso de l’évolution d’un processus important qui fait partie du processus de paix: celui de la démilitarisation, de la démobilisation et du cantonnement volontaire des combattants du mouvement rwandais, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) » a expliqué Floribert Anzuluni, émissaire de Félix Tshisekedi

Le ministre congolais Floribert Anzuluni est également revenu sur l’importance de l’implication du président Denis Sassou-Nguesso dans les questions sécuritaires de la région, ainsi que sur la nécessité, selon lui, de le tenir régulièrement informé des différentes évolutions.

« Comme vous le savez, le président Denis Sassou-Nguesso est très engagé sur les questions de sécurité dans la région. Au vu également des rapports très fraternels que les deux pays entretiennent, il est important pour nous de le tenir régulièrement informé de ces différentes évolutions » a ajouté Floribert Anzuluni

Par ailleurs, interrogé au sujet des incidents survenus récemment à Makotipoko, une situation qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, Floribert Anzuluni, quoique bref, a rassuré sur le dialogue entre les deux pays et sur la qualité des relations entre les deux États.

« Les deux pays sont en discussion sur cette question. Je pense que le dialogue entre les deux États a été engagé. Je ne suis pas habilité à entrer dans les détails de cette question, mais je peux vous assurer que c’est une situation qui est gérée au niveau requis et qu’au vu de nos relations fraternelles, nous sommes en train de résoudre cette question de manière fraternelle » a rassuré ce membre du gouvernement de la RDC

L’accord de paix signé à Washington sous les auspices des États-Unis d'Amérique entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda prévoit notamment la neutralisation des FDLR et le retrait des forces rwandaises du territoire congolais. Plus d’un an après sa signature, Kinshasa a annoncé un protocole visant le désarmement, la démobilisation et le cantonnement des FDLR.

Kigali conteste cette démarche, estimant que l’accord prévoit la neutralisation des FDLR et non la mise en place d’un protocole spécifique de désarmement, de démobilisation et de cantonnement. Kinshasa défend, de son côté, le désarmement volontaire comme moyen de neutraliser durablement le groupe armé et de lever l’argument sécuritaire invoqué par Kigali pour justifier sa présence sur le sol congolais.

Au Conseil de sécurité de l’ONU, au mois de juin, les États-Unis, par la voix de Massad Boulos, ont reconnu des difficultés dans l’application de l’accord et appelé les deux parties à respecter leurs engagements. La persistance des violences, les accusations réciproques de violations du cessez-le-feu et les divergences d’interprétation continuent de freiner le processus de paix, tandis que les populations civiles restent les principales victimes des hostilités.

Clément MUAMBA