You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Diaporama
Slide 1 selected
Catégorie

RDC : la CORAP et ses partenaires lancent le "Livre blanc" un fondement pour une vision congolaise de la transition juste

Photo d'illustration

La Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes et de l'action publique (CORAP) a lancé ce mardi à Kinshasa son « Livre blanc » sur la transition juste en République démocratique du Congo.

Ce lancement intervient à l'ouverture d'une table ronde de deux jours, du 22 au 23 septembre, qui réunit autorités publiques et politiques, ainsi que des acteurs de la société civile. L'activité est organisée par la CORAP en partenariat avec la campagne Notre terre sans pétrole et Rainforest Foundation UK.

Document de référence d'une soixantaine de pages, ce Livre blanc se veut le soubassement d'un dialogue national pour l'élaboration d'une stratégie nationale de développement.

 « Le livre blanc est un document que nous produisons pour établir un état de lieux de la problématique de la transition juste dans notre pays. Il essaie de poser les bases le plan politique, légal et stratégique : qu'avons-nous aujourd'hui ? Quelles sont nos lois? Et comment permettent-elle que les principes de transition juste soient respecté en RDC. Le livre blanc présente aussi des cas d'études notamment sur le pétrole à Muanda, le grand barrage d'Inga etc. », a déclaré Emmanuel Musuyu, directeur exécutif de la CORAP, qui a procédé au lancement officiel du document.

Pour le numéro un de la CORAP, la transition juste ne signifie pas l'arrêt de l'exploitation des ressources.

« La transition juste n'est pas incompatible à l'exploitation. On peut exploiter nos ressources comme on le souhaite mais cette exploitation doit être basée sur les principes qui protègent nos communautés. Malheureusement, dans la plupart de cas, les entreprises commettent beaucoup de bavures aujourd'hui. Par contre, le processus que nous lançons aujourd'hui, c'est un processus qui met les communautés au centre de l'action », a-t-il insisté.

Emmanuel Musuyu a pointé le paradoxe congolais : « La RDC est présentée comme pays solution à la crise climatique alors que cette dernière ne présente aucune solution pour ses populations, dont certaines vivent dans des conditions difficiles, malgré d'innombrables ressources dont regorgent son sol et son sous-sol ».

« La transition juste doit être une transition verte, de prospérité, avec le moins possible d'impacts sur la nature », a-t-il ajouté, appelant à traduire les discussions en actions concrètes dans les secteurs minier, forestier et agricole.

Présente à ces assises, la ministre déléguée en charge de la Nouvelle économie du climat, représentée par son directeur de cabinet, le Professeur Malasi, a salué l'initiative. Il a promis de porter les recommandations de ces travaux au niveau du Gouvernement.

« La thématique choisie contribue à lancer un débat dont notre pays a besoin : quelle transition, pour qui, comment doit-elle être financée », a-t-il déclaré, tout en soutenant que la transition juste doit être « une transition vers la prospérité de la population dans son ensemble » reposant sur une double justice : une répartition équitable des bénéfices au niveau national et une justice internationale dans l'accès aux financements climatiques.

Plusieurs panels sont prévus durant ces deux jours, notamment sur la présentation détaillée du Livre blanc, les défis de la transition juste en RDC, la convergence entre acteurs et secteurs, ainsi que les enjeux climatiques, énergétiques, sociaux, économiques et le cadre juridique et institutionnel.