L’appel est désormais formulé publiquement. Devant des milliers de militants de l’UDPS et de la majorité au pouvoir mobilisés ce mardi 22 septembre à Kinshasa, le secrétaire général et président intérimaire du parti présidentiel, Augustin Kabuya, a demandé à Félix Tshisekedi d’accompagner la volonté exprimée, selon lui, par les participants en faveur d’un changement de la Constitution.
S’adressant directement au Chef de l’État, Augustin Kabuya a déclaré : « Nous disons au Président de la République, le moment est venu où vous devez nous aider à changer cette Constitution. Le moment est venu pour que vous puissiez accepter notre volonté de changer la Constitution. »
Le SG de l’UDPS s’est ensuite référé à l’article 5 de la Constitution, qui dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple et que celui-ci l’exerce directement notamment par voie de référendum.
« Référez-vous à l'article 5 de la Constitution, car tout ce que vous pouvez faire c'est au nom de la population. Cette population ici veut voir le changement de la Constitution », a poursuivi Augustin Kabuya.
Le changement constitutionnel au cœur de la mobilisation
Cette prise de position intervient alors que l’UDPS avait placé la marche du 22 septembre sous le signe du soutien aux institutions de la République, à la loi sur le référendum et au dialogue national initié par Félix Tshisekedi. Le parti présidentiel avait appelé ses structures, ses alliés et différentes composantes de la société à participer à la mobilisation à travers le pays.
Pour Augustin Kabuya, la mobilisation de ce mardi doit également servir à démontrer l’adhésion d’une partie de la population à l’agenda défendu par le pouvoir, notamment sur la question constitutionnelle.
À travers son appel lancé directement au Chef de l’État, Augustin Kabuya entend ainsi inscrire la mobilisation de l’UDPS dans la poursuite du processus devant conduire, selon le camp présidentiel, à une consultation populaire sur la Constitution.
Samyr Lukombo et José Mukendi