Le vice-premier ministre chargé des Transports, des Voies de communication et du Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, a répondu, ce vendredi 16 octobre, à une question d’actualité lui adressée au Sénat au sujet de la recrudescence des accidents aériens, ferroviaires, routiers et maritimes à travers le pays.
Dans ses réponses aux différentes préoccupations soulevées, le patron des Transports est notamment revenu sur le crash d’un avion survenu le 25 septembre dernier à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, qui a fait 17 morts, dont 13 officiers militaires, parmi lesquels de hauts responsables de la justice militaire.
Au cours de son intervention, Jean-Pierre Bemba a sollicité que l'assistance observe l’observation une minute de silence en mémoire des victimes de ce drame et d’autres accidents. Il a également indiqué que la boîte noire de l’appareil accidenté avait été retrouvée et acheminée à Kinshasa pour les besoins de l’enquête, actuellement en cours.
Alors que l’opinion publique attend de connaître les causes de cet accident, le vice-premier ministre a jugé prématuré d’en établir une cause définitive, estimant qu’une telle démarche serait contraire aux exigences d’une enquête technique sérieuse. Il a, par ailleurs, énuméré les principales hypothèses examinées par les enquêteurs.
Celles-ci concernent notamment l’état technique de l’appareil, sa navigabilité et sa maintenance, les conditions météorologiques, les facteurs humains, la trajectoire et les conditions du vol, ainsi que d’éventuelles défaillances institutionnelles.
« Mais une hypothèse ne constitue pas une conclusion d’enquête. Le rôle du gouvernement est précisément de laisser les organes compétents établir les faits en toute indépendance, déterminer les causes de l’accident et, le cas échéant, identifier les responsabilités qui en découlent », a précisé le ministre des Transports.
Le crash avait coûté la vie au lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, ainsi qu’au lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), et à plusieurs membres de leur délégation.
Les opérations de recherche avaient permis de récupérer les restes des victimes, dont les corps calcinés ont été transférés à Kinshasa. Le bilan demeure inchangé : 17 morts, dont 16 victimes calcinées.
À ce stade, les recherches se poursuivent notamment pour retrouver les téléphones portables de certains occupants décédés dans le crash.
L’accident s’est produit dans des circonstances qui restent à élucider. Le petit porteur de la compagnie Tracep, en provenance de Kikwit, a terminé sa course à Kenge, pour des raisons qui ne sont pas encore établies. Selon plusieurs témoignages, l’appareil aurait effectué plusieurs tours dans les airs au-dessus de la ville, donnant l’impression de chercher un endroit où atterrir.
Samyr LUKOMBO