Des agriculteurs contraints de payer des taxes avant d’accéder à leurs champs. C’est la situation dénoncée dans le sud-est du territoire de Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe, où des miliciens Mobondo réfractaires au processus de désarmement continuent de faire peser la menace sur les populations locales.
Ces hommes armés, qui opèrent sous la conduite d’un chef milicien présenté sous le nom de « Cobra », imposent des paiements aux habitants pour accéder aux champs ou les exploiter. Face à cette situation, l’armée met en garde contre les tentatives de réorganisation de certains éléments de la milice dans cette partie du territoire, où des poches d’insécurité persistent.
Le porte-parole de la 11ᵉ région militaire appelle ainsi les miliciens réfractaires à se rendre volontairement. Le capitaine Antony Mualushayi réaffirme, par ailleurs, la détermination de l’armée à mettre fin à l’insécurité et aux tracasseries imposées aux populations.
« Nous ne devons pas baisser la garde, car il reste encore des poches de résistance et certains éléments cherchent à se réorganiser. C’est notamment le cas dans le sud-est du territoire de Kwamouth, où certains combattants opèrent sous la conduite d’un certain “Cobra”. Ils continuent à exercer des pressions sur la population en imposant des taxes pour accéder aux champs ou les exploiter. Pour nous, cela reste une forme d’insécurité et de tracasseries que nous ne pouvons pas banaliser », a déclaré le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole de la 11ᵉ région militaire.
Malgré les avancées enregistrées dans le processus de pacification, la menace des miliciens Mobondo persiste dans certaines zones de Kwamouth. La mission de pacification conduite depuis février dernier par Eliezer Ntambwe a néanmoins permis la reddition de plusieurs centaines de miliciens, notamment dans les villages situés le long de la route nationale n° 17 (RN17).
Jonathan Mesa