You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Diaporama
Slide 1 selected
Catégorie

Création du FRN : Félix Kabange Numbi s’assume et annonce son soutien à Kabila pour «mettre fin à la dictature»

Félix Kabange Numbi/Ph. ACTUALITE.CD

Alors que la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), dirigé par l’ancien président Joseph Kabila, suscite des départs au sein de son ancien parti, le PPRD, l’ancien ministre Félix Kabange Numbi, lui, a affiché son soutien à cette nouvelle plateforme politico-militaire annoncée à Goma, au Nord-Kivu.

Dans un communiqué publié ce mardi, l’ancien ministre de la Santé publique et ex-député national justifie sa décision de rejoindre cette initiative par la situation qu’il estime préoccupante en République démocratique du Congo. « Notre nation est en péril », affirme-t-il, rejetant toute attitude d’abstention face à ce qu’il considère comme une urgence nationale.

« Moi, Félix Kabange Numbi Mukwampa, j’ai choisi d’accompagner le Président Joseph Kabila et je soutiens le FRN. J’ai pris cette décision seul, après l’avoir longuement mûrie », écrit-il.

Pour justifier son engagement, l’ancien membre du gouvernement évoque également une citation attribuée à Franklin D. Roosevelt, selon laquelle s’abstenir d’agir face à une situation difficile peut constituer une décision lourde de conséquences. Il affirme ainsi assumer pleinement son choix, qu’il présente comme une démarche visant à contribuer au salut de la nation.

À l’instar de Joseph Kabila, Félix Kabange Numbi, qui appelle les Congolais à reprendre leur destin en main, dit vouloir combattre, au sein du FRN, ce qu’il qualifie de « dictature » du régime de Kinshasa.

« En médecin, je connais l’apoptose, cette mort programmée par laquelle une cellule se détruit elle-même. Je refuse d’être complice de celle de la RDC. J’assume ce choix », conclut-il.

Le FRN a été présenté dans une déclaration politique datée du 12 octobre à Goma comme une nouvelle structure destinée à fédérer et à coordonner les forces opposées au pouvoir de Kinshasa. Le mouvement annonce la fin de l’existence de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et affirme vouloir mettre un terme à ce qu’il qualifie de « tyrannie », en déclarant envisager le recours à « tous les moyens, y compris la force ».

La déclaration ne fixe toutefois aucun calendrier opérationnel et ne fait état d’aucune offensive précise.

Concernant son organisation, la publication de l’AFC présente Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Sultani Makenga comme trois vice-présidents chargés d’assister Joseph Kabila. Elle précise également que Makenga conserve ses fonctions de chef d’état-major de l’Armée révolutionnaire congolaise.

Une source interrogée avance cependant une configuration différente, avec deux vice-présidents, Nangaa et Bisimwa, tandis que Makenga resterait à la tête de l’armée. Cette source évoque également la désignation d’un secrétaire général et la mise en place de départements dont la composition devrait compléter l’organigramme du mouvement.

Samyr LUKOMBO