Les réserves internationales de la République démocratique du Congo se sont établies à 7,8 milliards de dollars américains au 29 septembre 2026, couvrant 2,96 mois d’importations de biens et services. Ce niveau constitue l’un des principaux indicateurs mis en avant à l’issue de la 4ᵉ réunion ordinaire du Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque Centrale du Congo (BCC), tenue ce jeudi 8 octobre à Kolwezi, dans la province du Lualaba, sous la présidence du Gouverneur André Wameso.
Cette situation traduit, selon la Banque Centrale du Congo (BCC), une position extérieure relativement favorable et intervient dans un contexte où les autorités monétaires restent particulièrement attentives à la stabilité du cadre macroéconomique, à l’évolution de l’inflation et à la situation du marché des changes
« Les réserves internationales se sont situées à 7,8 milliards de dollars américains au 29 septembre 2026, représentant 2,96 mois d’importations de biens et services, traduisant une position extérieure relativement favorable » a fait savoir André Wameso, Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, devant la presse, les cadres et les agents de la BCC
Pour nombre d’observateurs et d’analystes, l’évolution des réserves internationales constitue un élément important dans l’appréciation de la stabilité macroéconomique, particulièrement dans un contexte où le pays demeure exposé aux fluctuations des cours des matières premières et aux mouvements des marchés internationaux.
Cette évolution s’explique par plusieurs facteurs, notamment l’augmentation des recettes en devises provenant des exportations, les appuis financiers extérieurs, ainsi que les différentes mesures et stratégies mises en œuvre par la Banque Centrale du Congo
Cette position extérieure intervient toutefois alors que les pressions sur les prix restent présentes. Selon le compte rendu de la réunion présenté par le Gouverneur André Wameso, l’inflation annuelle s’est établie à 7,25% à fin septembre 2026. Cette évolution figure parmi les principaux éléments ayant guidé les décisions du Comité de Politique Monétaire. Malgré cette pression sur les prix, la BCC a décidé de conserver une orientation monétaire prudente
À l’issue de sa réunion tenue à Kolwezi, le CPM a ainsi maintenu le taux directeur à 12,5% et le taux de la facilité de prêt marginal à 16,5%. Selon le Comité, ces décisions visent à préserver la stabilité du cadre macroéconomique et à contenir les pressions inflationnistes. Toujours selon le compte rendu de la réunion, le CPM a également décidé de reconduire les coefficients de la réserve obligatoire. Il a, par ailleurs, retenu deux mesures destinées à apporter davantage de souplesse au système financier : la rémunération à 0,5% de la réserve obligatoire constituée sur les dépôts en monnaie nationale et le dégel d’une partie de la réserve obligatoire cristallisée en francs congolais
Cette session ordinaire du Comité de Politique Monétaire (CPM) a été précédée par la tenue de la Conférence des Entités Provinciales de la Banque Centrale du Congo, dont les travaux ont notamment porté sur la proximité provinciale, la souveraineté monétaire, la stabilité financière, l’inclusion financière, la digitalisation et la gestion des risques
Cette séquence de travail autour de la réunion du Comité de Politique Monétaire se poursuivra jusqu’au vendredi 9 octobre avec une conférence réunissant la Fédération des entreprises du Congo (FEC), plus précisément les opérateurs du secteur minier. Cette rencontre sera consacrée à la stabilité du cadre macroéconomique en République démocratique du Congo
L’ensemble de ces activités organisées dans la province du Lualaba s’inscrit pleinement dans le cadre de la mise en œuvre du Plan stratégique 2026-2030 de la Banque Centrale du Congo, avec l’ambition de renforcer la proximité, la performance et l’impact de la Banque Centrale sur l’ensemble du territoire national
Clément MUAMBA, Envoyé spécial à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba