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RGPH2 : Guylain Nyembo promet de recenser Goma et Bukavu, « au besoin par satellite »

À droite, le ministre Gylain Nyembo

Quarante-deux ans après le dernier recensement, la RDC relance le chantier du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2). Dans cet entretien accordé à ACTUALITE.CD et Jeune Afrique, le ministre du Plan, Guylain Nyembo, annonce le démarrage effectif de la cartographie censitaire à Kinshasa le 7 octobre. Il défend un budget de 192 millions de dollars, dont 30 millions déjà décaissés par l’État, et maintient le dénombrement en juillet 2027.

Il affirme que les zones sous contrôle de l’AFC/M23, dont Goma et Bukavu, seront couvertes, au besoin par une « approche hybride » appuyée sur la technologie satellitaire. Guylain Nyembo rejette également toute connotation politique de l’opération. Depuis 1984, aucun gouvernement congolais n’est parvenu à compter la population. Plusieurs tentatives ont échoué, souvent faute de financement.

Cette fois, le ministre du Plan assure que le budget a été bouclé avant le lancement des grandes étapes du processus. La Banque mondiale, la Banque africaine de développement et les Nations unies accompagnent l’opération, avec l’appui technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Le calendrier reste toutefois ambitieux, et le contexte délicat. La cartographie à Kinshasa, initialement prévue entre septembre et octobre, a pris du retard en raison de la question sensible du paiement des opérateurs cartographes. Le Nord-Kivu, l’Ituri et le Sud-Kivu concentrent près d’un quart des aires de dénombrement du pays, alors que l’Est reste en guerre et que l’épidémie d’Ebola n’est pas encore maîtrisée. Les résultats sont attendus en décembre 2027, un an avant les élections de 2028, et au moment où le pays débat d’un changement de Constitution et du Dialogue national. Guylain Nyembo répond à ces questions. Il aborde la couverture des zones de conflit et le sort des déplacés internes. Il explique aussi comment les données seront hébergées et qui pourra y accéder. Enfin, il précise ce qui sépare le recensement du fichier électoral de la CENI et de l’identification menée par l’ONIP. Entretien

La RDC n’a pas compté sa population depuis 1984. Pourquoi aucun gouvernement n’y est parvenu en 42 ans, et qu’est-ce qui vous fait croire que cette fois sera la bonne ?

« C’est un fait que cela fait 42 ans que le pays n’a pas organisé de recensement. Ce qui nous fait croire aujourd’hui, malgré les tentatives d’avant, c’est que nous avons d’abord obtenu le budget avant d’entamer le processus. Il y avait eu de petites réalisations auparavant, mais avant d’entamer les grandes étapes, notamment la cartographie, nous avons d’abord bouclé le budget. Tous les éléments sont réunis : les compétences, nous les avons, l’accompagnement technique, nous l’avons. Nous sommes maintenant en train de déployer notre dispositif. »

Où en est-on exactement aujourd’hui, qu’est-ce qui est fait et qu’est-ce qui reste à faire ?

« Il y a quatre phases. La phase préliminaire est terminée : c’était la phase où nous avons mis en place toutes les institutions en termes de gouvernance. Nous sommes maintenant dans la phase préparatoire, qui prépare la troisième phase, celle du dénombrement exhaustif, donc le recensement proprement dit. La quatrième phase sera consacrée aux analyses et à l’exploitation des résultats.

Dans cette deuxième phase, nous réalisons la cartographie censitaire. L’idée est de localiser tous les bâtiments, y compris ceux qui ne sont pas habités, puisqu’il s’agit d’un recensement de la population et de l’habitat. Nous allons repérer tous les endroits, puis identifier les bâtiments où il y a des ménages, donc des habitations. Nous allons ensuite répertorier le chef de ménage, le nombre de personnes qui composent le ménage et leurs différents âges. Ce qui est important, c’est le repérage de l’emplacement. Cela permet de voir que, dans une même parcelle, il peut y avoir deux ménages parce qu’il y a deux bâtiments différents, ou même deux ménages dans un même bâtiment. Il s’agit de coller à la réalité.

Nous avions déjà fait des cartographies pilotes. Maintenant, nous descendons sur le terrain pour confirmer ce qui avait été fait au niveau du laboratoire, ou pour l’ajuster, afin de mieux préparer la descente des recenseurs l’année prochaine, en juillet 2027, pour le dénombrement. »

Selon votre chronogramme, la collecte cartographique à Kinshasa devait se dérouler entre septembre et octobre 2026. Est-elle lancée, et à quel pourcentage d’avancement ?

« La cartographie a été officiellement lancée, par moi-même. Nous avons pris un petit décalage. Vous savez, la question du paiement des opérateurs cartographes est sensible. Nous voulions être sûrs que les mécanismes mis en place leur permettent de recevoir réellement une avance de 40 % plus le transport, et que tout le monde soit en place pour démarrer, afin d’éviter des perturbations dans cette opération importante. C’est pour cela que nous avons pris ce délai. La descente sur le terrain se fait finalement le 7 octobre, pour une campagne d’un mois, jusqu’au 7 novembre. »

Le dénombrement est prévu en juillet 2027 et les résultats en décembre de la même année. Quelle est votre marge si la cartographie prend du retard ? Pouvez-vous garantir que ce calendrier sera respecté ?

« Nous avons de la marge. La cartographie démarre et se termine vers le 7 novembre. Entre-temps, nous travaillons sur la compilation des résultats du recrutement pour les provinces. En principe, en octobre, nous devons avoir les premiers résultats et démarrer avec les provinces, qui prendront deux mois. Nous terminerons donc entre novembre et décembre. Le dénombrement est fixé au mois de juillet. D’ici là, nous avons le temps de terminer la cartographie, de lancer le recrutement des agents recenseurs à partir de décembre, puis leur formation jusqu’en mars. Nous serons prêts pour démarrer le dénombrement. »

Vous publiez les résultats en décembre 2027, à un an des élections de 2028. Le calendrier a-t-il été pensé en fonction de l’échéance électorale ?

« Bien sûr que non, parce que nous ne voyons pas quel intérêt il y aurait. Il y a eu des élections dans ce pays sans recensement préalable. Ce n’est donc pas du tout lié. C’est simplement l’opportunité que nous avons eue, avec les partenaires, de mobiliser les moyens cette fois-ci. Nous sommes prêts pour faire ce travail. Nous avons d’ailleurs voulu le livrer avant d’entrer dans la fièvre électorale, ce qui nous donne la marge de ne pas être mélangés avec la politique. »

Quel est le coût total du RGPH2 ? Combien vient du Trésor public et combien des partenaires ?

« Le budget global est de 192 millions de dollars. L’État a participé à hauteur de 30 millions de dollars, ce qui nous a permis d’entamer le travail que nous faisons aujourd’hui, notamment la phase de cartographie censitaire, qui prend beaucoup de temps. N’oublions pas que l’État congolais avait déjà acheté du matériel avec son budget, notamment 652 motos et des vélos qui sont encore disponibles. Mais les 30 millions, c’est ce que nous avons réellement décaissé et versé dans le panier commun. »

Vous avez présenté au chef de l’État la réussite de la Table ronde des partenaires sur le financement. Combien a été annoncé, et combien a réellement été décaissé à ce jour ?

« Je vous donne le montant du processus de recensement. Il faut savoir que les annonces comprenaient aussi un volet d’accompagnement et de consolidation de l’ingénierie statistique nationale. L’idée est qu’après cette opération, nous ne retombions plus dans ce que nous avons connu, c’est-à-dire passer encore 42 ans sans recensement. Le pays doit entrer dans un rythme normal, comme tous les pays, avec un recensement tous les 10 ans. Pour cela, il faut renforcer les capacités de l’Institut national de la statistique. Voilà pourquoi ces annonces comprenaient aussi ce montant. Mais nous restons sur notre enveloppe de 192 millions de dollars, sur laquelle nous travaillons maintenant pour le déploiement, et nous sommes bien partis. Normalement, c’est en octobre que vont se tenir les conseils d’administration des deux grandes institutions qui nous accompagnent en grande partie, la BM et la BAD. D’autres partenaires, dont les Nations unies, ont aussi participé. La Côte d’Ivoire participe à travers les tablettes qu’elle nous a fournies. Voilà, en gros, comment les budgets sont répartis. »

Si les bailleurs se retirent ou tardent, l’État a-t-il prévu de prendre le relais dans la loi de finances 2027 ?

« Il y a des prévisions disponibles aujourd’hui. Mais comme je le dis, nous sommes à un moment particulier de l’histoire de notre pays, et du monde aussi. L’importance des données est tellement cruciale que les partenaires sont dans la même fièvre que nous pour que la RDC aboutisse. Il n’y aura pas que les données de la RDC : la RDC va aider à améliorer une grosse partie des données du monde, parce que nous sommes un grand pays à l’échelle de l’Afrique. Nous étions trois pays en attente, avec l’Éthiopie et le Nigeria, et nous sommes le premier à relever ce défi. Avec des ressources extérieures qui deviennent de plus en plus difficiles à mobiliser, tout le monde a intérêt à disposer des meilleures données, y compris les partenaires, pour que leur aide soit bien ciblée et que les ressources soient rationalisées et mises au service des besoins de la population. »

Le Nord-Kivu, l’Ituri et le Sud-Kivu comptent plus de 32 000 aires de dénombrement, soit près d’un quart du total national. Le Nord-Kivu est même la première province du pays, devant Kinshasa. Comment allez-vous recenser des territoires, dont Goma et Bukavu, contrôlés par l’AFC/M23 ?

« Je pense qu’il n’y a pas de souci, à part que nous attendons que la situation d’Ebola continue de baisser. Je crois que nous serons dans les conditions de pouvoir le faire, y compris à Goma et à Bukavu.
Une précision importante : la première approche du recensement consiste à déployer nos opérateurs sur le terrain. Mais n’oubliez pas qu’il existe aussi l’approche hybride. Pour l’instant, nous travaillons sur la première approche, y compris dans ces zones-là. Je vous rappelle, si vous l’avez oublié, que l’examen d’État a aussi eu lieu dans ces zones. Il existe donc des mécanismes qui peuvent nous permettre de faire la même chose. Mais si la situation était vraiment difficile, nous utiliserions l’approche hybride, pour que la technologie prenne le relais. Comme je vous l’ai dit, nous sommes bien accompagnés et, sur le plan technologique, nous sommes à la pointe. »

Que signifie concrètement l’approche hybride ?

« Hybride veut dire que nous utiliserons l’approche classique du dénombrement, mais que, dans les zones difficiles, nous pourrons en même temps utiliser la technologie, avec des satellites de dernière génération, pour collecter l’information. Celle-ci sera couplée à la prise en compte de zones similaires. Ce sont des estimations de très haut niveau qui permettront de faire ce travail. Mais nous n’en sommes pas encore là, parce que n’oubliez pas que des efforts sont encore déployés pour que la partie Est revienne à la paix. Nous avons donc encore un peu de temps. Et nous sommes outillés pour réaliser ce recensement : l’approche hybride est acceptée par les Nations unies, qui valident les résultats. Elle a été utilisée en Irak et au Yémen, dans des zones plus difficiles, et elle répond aux critères des Nations unies. »

Vous évoquez la collecte par satellite pour les zones d’accès difficile. Un satellite peut compter des toits, pas des personnes. Comment obtenir l’âge, le sexe ou la situation d’emploi dans ces zones ?

« Il y a plusieurs combinaisons techniques pour arriver à un résultat acceptable. N’oubliez pas que c’est une opération scientifique. Toutes les techniques seront rassemblées pour obtenir la meilleure estimation possible des résultats dans l’Est de la République. Mais nous n’en sommes pas encore là aujourd’hui. Nous travaillons encore sur la méthode classique. Les mécanismes qui ont permis de réaliser l’examen d’État sur tout le territoire national sont aujourd’hui disponibles. Et nous avons déjà réalisé les recrutements là-bas aussi. »

Y a-t-il des contacts, même techniques, avec l’AFC/M23 ou la médiation pour permettre aux agents d’y travailler ? Sinon, publierez-vous un recensement incomplet ?

« Non, pas du tout. Je veux rassurer : le recensement couvrira tout le territoire national. Nous travaillons dans la stricte légalité. Quand on a parlé de l’examen d’État, vous n’avez pas entendu parler de contacts ou de négociations quelconques. Il y a des mécanismes disponibles avec les partenaires. N’oubliez pas que le recensement est une question scientifique. Toute personne qui se soucie de la RDC doit avoir intérêt à ce que la RDC sache combien nous sommes sur le territoire national, pour le développement de notre pays, pour une planification qui repose sur des données solides, et pour s’occuper de toutes les personnes qui vivent sur le territoire congolais. C’est un peu comme une question humanitaire. Il est donc important que tout le monde contribue à ce que cette opération se réalise bien. »

Quel est le plan pour les déplacés internes ? Seront-ils comptés là où ils vivent aujourd’hui ou dans leur territoire d’origine, sachant que ce choix pourrait avoir des conséquences politiques ?

« Ils seront comptés là où nous les rencontrerons. N’oubliez pas que nous travaillons dans le détail avec tous les responsables sur le territoire national : les chefs de village, les chefs coutumiers, les chefs de quartier, les chefs de rue. Ce travail réparti dans le détail nous permet d’avoir une information permanente sur les mouvements de population. Un chef de village sait quand il y a un campement de déplacés. Imaginons qu’une personne se trouve ici, à côté de moi, quand nous passons pour la cartographie. Quand nous repasserons pour le dénombrement, elle se sera peut-être déplacée parce qu’une situation s’est présentée. Mais les responsables locaux nous orienteront toujours pour que nous retrouvions cette population. Voilà pourquoi nous voulons cette collaboration et cette sensibilisation, afin d’avoir de l’information partout sur le territoire national. Les déplacés seront donc aussi comptés. »

Vous répétez que le RGPH2 ne saurait porter aucune connotation politique. Pourtant, il intervient en plein débat sur le changement de Constitution et le Dialogue national. Que répondez-vous à ceux qui y voient un outil pour un futur référendum ou pour redessiner la carte électorale ?

« Comme je vous le dis, nous sommes bien accompagnés dans ce processus. Nous travaillons avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), qui est notre conseiller technique et qui participe à toutes les commissions que nous pilotons. Encore une fois, c’est un processus validé par les Nations unies. Nous ne permettrons pas de gaspiller autant d’argent pour en faire un usage détourné. Nous n’allons pas revenir, encore 42 ans après, chercher des fonds. Cela coûte déjà beaucoup d’argent. Je crois que tout le monde a intérêt à ce que les choses se passent dans les meilleures conditions possibles. Si vous me suivez dans mes déplacements ou dans mes allocutions, vous voyez bien que j’insiste beaucoup sur cet aspect, pour que chacun collabore à la réussite de cette opération. »

Les données du recensement serviront-elles à la répartition des sièges à l’Assemblée nationale ou au fichier électoral de la CENI ?

« Pas du tout. Nous connaissons les trois processus qui pourraient créer de la confusion : l’identification avec l’ONIP, la CENI pour le fichier électoral, et le recensement. Là où nous nous rencontrons, c’est pour mutualiser nos efforts et rationaliser les ressources. C’est à ce niveau que nous collaborons. Il y a aussi la question de l’expérience : la CENI organise des élections sur le territoire national, nous pouvons donc bénéficier de ce qu’elle peut nous apporter. Et nous aurons la cartographie la plus récente, ce qui pourrait lui être utile. La collaboration s’arrête là, mais les processus restent indépendants, parce que, encore une fois, nous restons dans le critère scientifique. Le recensement est une question sensible. Nous voulons la vérité dans l’information que nous recueillons. Nous ne pouvons pas prendre le risque que la population soupçonne quoi que ce soit dans les informations que nous collectons. Voilà pourquoi nous voulons que cet aspect soit vraiment retiré de toute connotation politique ou identitaire, parce qu’il ne s’agit pas d’identification. Pas de lien entre les trois processus, qui sont séparés. Il s’agit d’un recensement pour des questions essentiellement liées au développement de notre pays. »

Kinshasa dispose de 1 288 cartographes pour 7 726 aires, soit environ 6 aires par agent. Le Nord-Kivu en a 1 064 pour 12 771 aires, soit environ 12 par agent. Pourquoi deux fois plus de charge dans une province en guerre ?

« La répartition du travail des cartographes dépend aussi de la densité des territoires, c’est-à-dire de la concentration des habitations. Je vous ai parlé des cartographies pilotes : un travail a déjà été fait au niveau du laboratoire, qui donne des orientations sur la manière de répartir les aires sur le territoire national. Kinshasa est très dense. Il est donc tout à fait normal qu’un cartographe y couvre une surface beaucoup plus limitée que dans certains endroits où les distances sont plus longues pour accomplir le travail. Il n’y a donc aucune exagération dans ce qui est planifié pour l’instant. »

Certaines sources citent une population de près de 112,8 millions d’habitants. D’où vient ce chiffre, et quelle fourchette d’erreur acceptez-vous ?

« Quand on parle aujourd’hui de 112 millions, je pense que ce sont des chiffres de l’UNFPA. Mais encore une fois, nous travaillons pour avoir les chiffres de la République démocratique du Congo, parce que c’est une question de souveraineté. Voilà pourquoi nous insistons sur le fait que la RDC doit absolument réaliser ce travail elle-même. Il est déjà très embêtant de voir que, dans les travaux de nos étudiants, on ne voit presque jamais l’Institut national de la statistique parmi les références. C’est souvent la Banque mondiale. Je n’ai rien contre eux, c’est juste pour souligner l’importance de la souveraineté pour nous. »

Chaque ménage sera géolocalisé. Où sont hébergées ces données, en RDC ou à l’étranger ? Qui y a accès ? Les services de sécurité pourront-ils les consulter ?

« Non. Nous conservons nos données ici, chez nous, en RDC. Les serveurs sont ici. Il y a une protection maximale des données. C’est l’Institut national de la statistique qui y a accès, et il publiera seul les résultats qu’il mettra à la disposition des utilisateurs. Nous ne les transmettrons à aucun service de l’État, de sécurité ou autre. Non. C’est essentiellement scientifique, pour des analyses scientifiques. »

La cartographie pilote révèle 0,89 médecin pour 10 000 habitants à Tshikapa, contre 107 dans la commune de Kasa-Vubu, à Kinshasa. Le gouvernement va-t-il agir sur ces données dès maintenant ou attendre les résultats de 2027 ?

« Il s’agit d’une phase pilote, mais ce sont des choses que l’on peut toujours anticiper. Cela ne pose aucun problème. Mais nous voulons respecter la rigueur scientifique dans la procédure, pour confirmer toutes les informations recueillies lors de la phase pilote. Cela nous donne déjà une idée de l’importance de l’opération, mais aussi des problèmes sociaux que nous avons dans notre pays. Cela n’empêche donc pas des anticipations en la matière. »

Interview réalisée par Stanis Bujakera 


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