Le président du FC Les Aigles du Congo, Vidiye Tshimanga, porte son bras de fer avec le TP Mazembe devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Invité lundi 5 octobre 2026 du « Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala », co-animé avec Michel Tobo, il a réagi au rejet par la FECOFA de la réclamation de son club.
Cette réclamation porte sur la régularité de la participation d'un joueur du TP Mazembe aux playoffs 2025-2026 de la Linafoot.
« Nous nous y attendions un petit peu et nous nous y étions préparés », a-t-il déclaré.
Selon lui, le recours au TAS était prêt « depuis belle lurette » et le club n'attendait plus que la décision fédérale pour l'introduire. Vidiye Tshimanga accuse le TP Mazembe d'avoir « réussi à infiltrer toutes les arcanes du football congolais ». Il ajoute toutefois que « les textes restent les textes et les réalités restent les réalités ».
D'après le président des Aigles, la FECOFA a écarté la réclamation « plus sur la forme que sur le fond ». Il lui reproche d'avoir répondu à côté de la question posée. Il explique que l'instance s'est appuyée sur une réponse adressée en son temps à la Linafoot, qui l'interrogeait sur le parcours du joueur [Bingi Bello]. La fédérale y retraçait sa carrière jusqu'à son arrivée au TP Mazembe, présentée comme régulière.
« C'est une très bonne réponse à une question qui n'est pas la réserve que les Aigles du Congo avaient posée », a-t-il ironisé.
La vraie question, selon lui, est de savoir si le joueur a disputé les playoffs 2025-2026 « avec une licence valable ». Il affirme que ni la FECOFA ni la Linafoot n'y ont jamais répondu.
Vidiye Tshimanga soutient en revanche que des dirigeants du TP Mazembe ont reconnu publiquement avoir aligné le joueur sans licence. D'après lui, ils invoquent une disposition permettant de présenter une pièce d'identité à la place. Il conteste cette lecture des textes. Selon lui, la carte d'identité ou le passeport ne servent qu'à identifier un joueur licencié qui n'a pas sa licence sur lui, parce qu'il l'a oubliée ou perdue. Elles permettent aux assesseurs de vérifier qu'il s'agit bien du joueur licencié, « non pas de lui permettre de jouer sans licence ». Il accuse la FECOFA et la Linafoot de « faire le jeu de l'autruche ».
Le président des Aigles s'est montré confiant pour la suite de la procédure. « Je ne vois pas par quel trou de souris on pourrait sortir et nous contredire sur ces évidences », a-t-il lancé, convaincu que le TAS « ne se laissera pas prendre » par des « manipulations derrière les fagots ». Il a renouvelé un engagement pris lors d'un précédent passage sur le même plateau. S'il perd devant le TAS, il enverra le champagne au TP Mazembe et le félicitera, car « le droit aura dit son dernier mot ».
Il a aussi ironisé sur la portée de la décision fédérale. Si elle devait faire jurisprudence, a-t-il averti, les joueurs des Aigles du Congo se présenteront désormais sur les terrains « sans licence, avec leur carte d'identité ou leur passeport ».
« Je ne vois pas qui pourra venir nous opposer » cette pratique, « puisque les licences n'ont plus aucune valeur », a-t-il conclu.