Au total, 18 personnes décédées de la maladie à virus Ebola ont été enterrées en l’espace de 24 heures à Biakato, chef-lieu de la chefferie Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa, en Ituri. La journée du dimanche 4 octobre 2026 a été particulièrement lourde dans cette zone considérée comme l’un des épicentres de l’épidémie d’Ebola.
Biakato reste l’une des zones où la propagation de la maladie inquiète les habitants ainsi que les autorités à différents niveaux.
Au cours de la semaine dernière dans le territoire de Mahagi, également en Ituri en date du vendredi 02 octobre 2026, 24 décès ont été enregistrés parmi les 50 cas positifs d’Ebola recensés dans la province depuis la déclaration de l’épidémie par les autorités.
La riposte confrontée à des difficultés logistiques
Les équipes engagées dans la lutte contre Ebola signalent également des difficultés logistiques, notamment un besoin en carburant pour assurer le fonctionnement des véhicules affectés à la riposte, dont une ambulance.
Face à la hausse des cas de la maladie à virus Ebola, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) annonce le déploiement d’une équipe d’intervention rapide dans les zones de santé de Mambasa et Mandima, en Ituri.
Selon un communiqué de l’OMS consulté ce dimanche par l’Agence congolaise de presse, l’OMS, en collaboration avec l’UNICEF et avec l’appui logistique du PAM, a déjà acheminé des médicaments essentiels et des équipements de protection individuelle vers Mandima afin de renforcer la prise en charge et la prévention des infections dans les structures sanitaires.
Sur place, les autorités sanitaires appellent la population à la vigilance et au respect des mesures barrières, notamment le lavage régulier des mains, l’alerte rapide en cas de symptômes suspects et la collaboration avec les équipes de riposte. Elles appellent également la population à éviter les rumeurs et à se fier aux sources officielles.
Plus de 4 000 décès enregistrés dans sept provinces
À l’échelle nationale, l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a franchi le seuil de 4 000 morts, avec 4 018 décès parmi 8 300 cas confirmés dans sept provinces, selon un bilan de l’Institut national de santé publique (INSP).
Le taux de létalité atteint 48,4 %, soit près d’un décès pour deux cas confirmés.
Les provinces touchées sont l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé, la Tshopo et le Sud-Ubangi.
Le bilan recense également 2 162 personnes guéries et 842 patients en isolement ou hospitalisés. Le taux global de suivi des contacts est de 80,6 %.
L’INSP précise que ces données restent évolutives et peuvent être ajustées après consolidation, validation et harmonisation des informations rapportées par les provinces et les équipes de la riposte.
Josué Mutanava, à Goma